
William Blanc
Après mes études de médiévistique à l’université Paris 1 puis à l’EHESS, mes recherches portent aujourd’hui principalement sur les représentations contemporaines du Moyen âge (le médiévalisme), que ce soit dans les usages politiques et sociaux ou bien dans la culture populaire (BD, cinéma, jeux, séries télévisées, arts graphiques). Je vulgarise également mon travail à travers plusieurs ouvrages, mais aussi des publications et des médias audiovisuels. Je participe ainsi au site Retronews mais aussi à l’écriture de scripts pour le You Tubeur Nota Bene. Je donne enfin des TD à l'université Paris 3 Sorbonne Nouvelle.
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Videos by William Blanc
Conférence suivie d'une séance de questions-réponses avec le public.
Images par Georges-Xavier Blary.
Merci à la Société des amis du musée de Cluny pour leur invitation, et particulièrement Martine Tridde-Mazloum.
Pour y répondre, nous définirons d'abord le médiévalisme et ses sources, et les distinguant bien de celles de l'histoire médiévale et de la médiévistique, pour en suite tenter de faire une brève histoire du médiévalisme, en nous concentrant sur le XIXe siècle.
Introduction par Kouky Fianu.
William Blanc
Intervention au séminaire : « Le médiévalisme – Des usages contemporains du Moyen Âge. » (dir. Aude Mairey, LaMop – CNRS/Paris 1), 26 mars 2021.
Cette intervention effectuée dans le cadre du séminaire « Le médiévalisme – Des usages contemporains du Moyen Âge » dirigée par Aude Mairey (Lamop/CNRS) se propose de faire une brève histoire de la construction de la figure du samouraï dans les discours politiques et les fictions à partir du XIXe siècle jusqu’à l’aube du XXIe siècle, tant au Japon qu’en Occident. Nous nous concentrerons sur quelques cas précis, notamment les écrits d’Inazo Nitobe, les mangas d’Osamu Tezuka, mais aussi les films d’Akira Kurosawa.
Books by William Blanc
Pour répondre à ces questions, cet ouvrage se penche non seulement sur les textes littéraires qui évoquent et mettent en scène l’archer de Sherwood depuis le XIVe siècle, mais aussi sur des chroniques et des sources judiciaires médiévales et modernes. Peu à peu, la légende traverse l’Atlantique et Robin devient à partir du XIXe siècle une figure centrale de la culture de masse américaine. C’est elle qui va diffuser la légende du hors-la-loi de Sherwood.
Écrit par trois spécialistes de la littérature médiévale et des représentations du Moyen Âge à l’époque contemporaine, ce livre vous entraîne dans un voyage à travers les mille visages d’une légende plus que jamais populaire.
Préface de Michel Pastoureau.
Les auteurices
William Blanc est historien spécialiste du médiévalisme. Il a notamment publié Le Roi Arthur, un mythe contemporain (Libertalia, 2016), Winter is Coming, une brève histoire politique de la fantasy (Libertalia, 2018) et a codirigé, avec Anne Besson et Vincent Ferré, le Dictionnaire du Moyen Âge imaginaire (Vendémiaire, 2022).
Justine Breton est universitaire, spécialiste des légendes médiévales et du médiévalisme, en particulier dans l’audiovisuel (cinéma, séries, jeux vidéo). Elle a notamment publié Le Roi qui fut et qui sera. Représentations du pouvoir arthurien sur petit et grand écrans (Classiques Garnier, 2019), Monty Python : Sacré Graal ! (Vendémiaire, 2021) et Un Moyen Âge en clair-obscur. Le médiévalisme dans les séries télévisées (PUFR, 2023).
Jonathan Fruoco est universitaire, spécialiste de littérature médiévale anglaise. Il a notamment publié Les Faits et gestes de Robin des Bois (UGA éditions, 2017), première édition et traduction en français des textes de la légende, et travaille actuellement à une édition intégrale bilingue de l’œuvre de Geoffrey Chaucer.
Quelques chapitres d’un roman utopien
« Aujourd’hui, ce pays est un vaste jardin, dont aucune ressource n’est gaspillée ni spoliée. »
Les Nouvelles de nulle part relatent l’exploration par un socialiste anglais du XIXe siècle d’une société communiste du futur telle qu’il la rêve. C’est aussi le récit de deux balades que fait le narrateur. La première se déroule dans l’agglomération londonienne, devenue un agrégat de coquets villages et de bourgades pleines de vie. La seconde est un voyage fluvial en barque en compagnie d’une jeune femme et d’un jeune homme – lesquels, par leur esprit et leur affabilité, leur vigueur et leur beauté, sont de purs produits de l’ère de repos advenue après celle de l’esclavage salarié. Le narrateur nous rapporte comment se sont accomplies la révolution et la transition vers une société communautaire, égalitaire, libre et heureuse, où la production est fondée sur le plaisir et l’artisanat.
À la fois manifeste politique et artistique, récit d’anticipation et témoignage introspectif, ce roman aux multiples facettes de William Morris (1834-1896) est une œuvre littéraire majeure qu’il importait de dépoussiérer et d’éclairer un tant soit peu pour le plaisir et l’instruction des lectrices et lecteurs du XXIe siècle.
Traduction de Philippe Mortimer
Postface de William Blanc
504 pages — 10 €
Format 108/178
Parution : 19 janvier 2024
ISBN physique 9782377293155
ISBN numérique 978237729316
Édition 2023 actualisée et augmentée.
« Les dragons et les Hobbits ont toujours été des animaux politiques. Voyager avec eux, c’est prendre des détours pour mieux parler de l’indicible, c’est s’aventurer sur des chemins de traverse vers d’autres futurs. »
Grande fresque épique de fantasy inspirée des romans de G. R. R. Martin, Game of Thrones est l’une des séries les plus célèbres au monde. Cette fascination pour un univers médiéval, dont les protagonistes craignent la venue d’un long hiver apocalyptique, fait écho aux angoisses contemporaines concernant le dérèglement climatique causé par l’activité humaine.
G.R.R. Martin n’a pas été le premier auteur à utiliser la fantasy pour parler des dérives du monde moderne et d’écologie. À bien y regarder, le genre du merveilleux contemporain développé à la fin du XIXe siècle en Grande-Bretagne a constamment servi d’outil pour critiquer la société industrielle.
De William Morris à J.R.R. Tolkien en passant par Ursula Le Guin, Robert E.Howard ou Hayao Miyazaki, ce petit ouvrage invite à questionner la généalogie politique de la fantasy.
Pour en savoir plus : https://www.editionslibertalia.com/catalogue/poche/winter-is-coming
Le Moyen Âge est bien plus qu’une période historique : c’est un livre d’images foisonnant où artistes, créateurs et cultures populaires n’ont eu de cesse de puiser, réinventant inlassablement selon leur goût et celui de leur temps enluminures, donjons et cathédrales.
Rassemblant les meilleurs chercheurs sur le sujet, ce dictionnaire, premier du genre, décrypte en plus de 120 entrées cette recréation d’un Moyen Âge fantasmé qu’on désigne sous le nom de « médiévalisme », de Walter Scott à Umberto Eco, de l’Allemagne au Japon en passant par la Turquie et l’Afrique, des romans historiques aux films et séries de fantasy, sans oublier les jeux vidéo, les jeux de rôle, la bande dessinée, la peinture, les fêtes médiévales, la musique et la poésie…
Un bréviaire indispensable pour explorer les mille métamorphoses de ce temps lointain qui obsède notre imaginaire contemporain.
ISBN : 978-2-36358-389-5
Prix : 30 €
464 pages
Parution 22 septembre 2022
ÉDITION POCHE actualisée et augmentée par un chapitre inédit.
La bataille de Poitiers (en 732 ou 733), opposant les troupes arabo-berbères d’Abd al-Rahmân aux Francs de Charles Martel, est un épisode de l’histoire de France devenu mythe historiographique et enjeu de mémoire.
Au cours des années 2000, de nombreuses publications lui ont été consacrées, souvent rédigées sans distance ni mesure. Pire, la commémoration de l’événement fait désormais l’objet d’utilisations politiques récurrentes par le camp identitaire.
Alors que les mémoires s’enflamment, cet ouvrage relate en premier lieu l’histoire mal connue de la bataille et la resitue dans le contexte large des relations entre le monde franc et l’Empire islamique. Puis les auteurs analysent les échos successifs rencontrés par le souvenir de la bataille au Moyen Âge, à l’époque moderne, auprès des philosophes des Lumières et des romantiques, dans les écoles de la IIIe et de la IVe République, au sein de la culture populaire. Une attention particulière est portée à l’actualité récente du mythe de Poitiers, notamment au sein des extrêmes droites occidentales.
Cinéma, séries télévisées, romans, jeux... les super-héros, nés en 1938 avec l’apparition de Superman, ont envahi la culture populaire planétaire.
Loin d’être un simple produit de divertissement, le genre super-héroïque a été pensé dès son origine comme un outil politique par des auteurs issus de milieux modestes. Captain America a ainsi été créé par deux auteurs juifs pour corriger Hitler dans des comics alors que Wonder Woman a été pensée pour promouvoir l’émancipation des femmes.
D’autres super-héros ont eu pour fonction de faire croire à l’existence d’un futur radieux à portée de main dans lequel le modèle démocratique se répandrait sur l’ensemble du globe en triomphant des tyrannies « féodales » totalitaires. Plus tard, de nouveaux personnages ont symbolisé une Amérique en plein doute, frappée de plein fouet par la crise pétrolière, la défaite au Vietnam, puis le 11 septembre 2001. Évoquant tour à tour Superman, Batman, Wonder Woman, Captain America, Namor, l’Escadron suprême, Black Panther, Luke Cage, Green Arrow, Spider-Man, Red Sonja, Howard the Duck, Punisher, Iron Man, les super LGBT et Wolverine, cet ouvrage se propose d’explorer les discours politiques qui se cachent derrière le masque des surhumains.
En 1857, dans une Angleterre victorienne patriarcale, William Morris, jeune poète de 23 ans proche du mouvement préraphaélite, s’empare de la légende arthurienne qui connaît alors une popularité croissante. Mais, au lieu de célébrer les exploits des chevaliers, l’auteur décide de donner pour la première fois la parole à la reine Guenièvre.
Reprenant l’un des épisodes les plus célèbres du mythe du Camelot durant lequel la souveraine est accusée d’adultère avec Lancelot, William Morris place Guenièvre au centre de son récit et lui laisse le champ libre pour qu’elle présente seule sa défense devant un parterre de juges : tous des chevaliers, tous des hommes. La reine développe alors ses arguments, défend son amour et montre qu’elle a aussi été contrainte dans une condition qu’elle n’a pas voulue.
À travers elle, William Morris entreprend de critiquer les mœurs de son temps, à une époque où les femmes n’ont pas la parole dans l’espace public, tout en célébrant la passion des amants, la sexualité féminine et l’union libre.
Ce texte essentiel, particulièrement original dans toute la production arthurienne du XIXe siècle, est pour la première fois traduit en français et publié en édition bilingue, suivi d’un autre poème de Morris : Près d’Avalon.
Édition bilingue
Traduction de Philippe Mortimer
Présentation de William Blanc
72 pages — 5 €
Parution : 22 avril 2021
ISBN physique : 9782377291748
ISBN numérique : 9782377291755
Lien : https://www.editionslibertalia.com/catalogue/la-petite-litteraire/william-morris-la-defense-de-guenievre
Mark Twain, le rappeur Jay Z, Marion Zimmer Bradley, George Romero, Robert Taylor, Alexandre Astier, John Fitzgerald Kennedy, Jack Kirby, Lawrence d’Arabie, John Boorman, les Kinks, les Who, Jackie Kennedy, Steven Spielberg, John Steinbeck, Terry Gilliam, Winston Churchill, Éric Rohmer ou encore Alan Stivell, tous ont en commun d’avoir été influencés par la légende du roi Arthur.
Inventée au Moyen Âge, celle-ci a longtemps été l’apanage des nobles et des souverains qui s’en servaient comme modèle ou comme justification de leurs conquêtes. En grande partie ignorée aux XVIIe et XVIIIe siècles, elle fait un retour fracassant sur le devant de la scène en Angleterre au début de la révolution industrielle. Mais c’est surtout grâce à la culture populaire américaine que se diffuse le mythe de la Table ronde : cinéma, romans illustrés, musiques rock et folk, bande dessinée (notamment les super-héros), et plus récemment jeux de rôles et jeux vidéo.
Ces médias donnent un sens nouveau à la geste arthurienne. On a vu ainsi apparaître des Arthur anticolonialistes, des Lancelot en lutte contre le communisme, des Merlin écologistes, des Morgane féministes.
La légende de Camelot, ici décryptée de façon savante et passionnée, semble en passe de devenir l’un des premiers mythes mondialisés, traversant les continents et les cultures pour mieux questionner les peurs et les espoirs des sociétés contemporaines.
Préface de Jean-Clément Martin
657 pages
90 illustrations
Parution : 3 septembre 2020
ISBN physique : 9782377291809
ISBN numérique : 9782377291816
Lien : https://www.editionslibertalia.com/catalogue/poche/le-roi-arthur-un-mythe-contemporain-poche
Grande fresque épique de fantasy inspirée des romans de G. R. R. Martin, Game of Thrones est désormais la série la plus célèbre au monde. Cette fascination pour un univers médiéval, dont les protagonistes craignent la venue d’un long hiver apocalyptique, fait écho aux angoisses contemporaines concernant le dérèglement climatique causé par l’activité humaine.
G. R. R. Martin n’a pas été le premier auteur à utiliser la fantasy pour parler des dérives du monde moderne et d’écologie. À bien y regarder, le genre du merveilleux contemporain développé à la fin du XIXe siècle en Grande-Bretagne a constamment servi d’outil pour critiquer la société industrielle.
De William Morris à J. R. R. Tolkien en passant par Ursula Le Guin, Robert E. Howard ou Hayao Miyazaki, ce petit ouvrage invite à questionner la généalogie politique de la fantasy.
http://www.editionslibertalia.com/catalogue/poche/winter-is-coming
144 pages — 8 €
Parution : 2 mai 2019
ISBN physique : 9782377290918
ISBN numérique : 9782377290925
Loin d’être un simple produit de divertissement, le genre super-héroïque a été pensé dès son origine comme un outil politique par des auteurs issus de milieux modestes. Captain America a ainsi été créé par deux auteurs juifs pour corriger Hitler dans des comics avant même que les États-Unis n’entrent en guerre alors que Wonder Woman a été pensée pour promouvoir l’émancipation des femmes.
D’autres super-héros ont rapidement eu pour fonction de faire croire à l’existence d’un futur radieux à portée de mains dans lequel le modèle démocratique se répandrait sur l’ensemble du globe pour triompher des tyrannies « féodales » totalitaires. Plus tard, de nouveaux personnages plus troubles ont symbolisé une Amérique en plein doute, frappée de plein fouet par la crise pétrolière et la défaite au Vietnam, puis le 11 septembre 2001.
Évoquant tour à tour Superman, Batman, Wonder Woman, Captain America, Namor, l’Escadron suprême, Black Panther, Luke Cage, Green Arrow, Red Sonja, Howard the Duck, Punisher, Iron Man, les super LGBT et Wolverine, cet ouvrage se propose d’explorer les discours politiques qui se cachent derrière le masque des surhumains."
Préface de Xavier Fournier
157 illustrations
368 pages + 32 pages couleur
Parution : 18 octobre 2018
ISBN physique : 9782377290444
http://editionslibertalia.com/catalogue/ceux-d-en-bas/super-heros-une-histoire-politique
Alors que les mémoires s’enflamment, cet ouvrage inédit propose de revenir tout d’abord à l’histoire mal connue de la bataille en la resituant dans le contexte large des relations entre le monde franc et l’empire islamique. Puis d’analyser, en deuxième partie, les échos successifs rencontrés par le souvenir de la bataille au Moyen Âge, à l’époque moderne, auprès des philosophes des Lumières et des romantiques, dans les écoles de la IIIe et de la IVe République et au sein de la culture populaire. Une attention particulière est portée à l’actualité récente du mythe de Poitiers, notamment au sein des extrêmes droites française et européenne.
Préface de Philippe Joutard
Ceux d’en bas n° 4
328 pages — 17 €
+ Cahier couleurs 16 pages
Parution : 16 avril 2015
ISBN : 9782918059608
Pourtant, son approche fait l’apologie de la monarchie, évoque avec nostalgie un passé fantasmé et réduit les révolutions à des instants de terrorisme sanglant.
Les travaux de Lorànt Deutsch participent au retour en force de récits orientés, portés, notamment, par des conseillers politiques comme Patrick Buisson (ancien directeur de Minute, directeur de la chaîne Histoire) qui a travaillé à la publication du Paris de Céline avec le comédien, mais aussi par des personnalités médiatiques comme Franck Ferrand, Éric Zemmour ou Michel Onfray.
Les auteurs s’inquiètent ici du réveil de cette histoire nationale dont Lorànt Deutsch est le poste avancé. Nationale, car il n’y est question que de la France au sens le plus étroit du terme. Nationale, car l’histoire n’y est envisagée que comme un support au patriotisme le plus rétrograde.
Alors que les sciences historiques ne cessent de s’ouvrir à des horizons plus larges, cet essai tire la sonnette d’alarme contre les replis identitaires diffusés par ces « historiens de garde », en analyse les causes lointaines et propose de multiplier les initiatives en vue de rendre plus accessibles à tous des études historiques de qualité.
Préface : Nicolas Offenstadt
Nouvelle postface.
10 €
ISBN : 9782918059912
Parution : 20 octobre 2016
Ce travail est le fruit d’une collaboration inédite entre l’historien William Blanc et l’illustrateur Thierry Guitard. Fascinés depuis leur enfance par les pirates du XVIIIe siècle, ils ont décidé de partager cette passion en leur consacrant une synthèse illustrée accessible à toutes et à tous.
Papers by William Blanc
Article publié à l'origine le 30 juillet 2023 sur le site Mundus Fabula, la fabrique des monde 1 dans le cadre du séminaire « Médiévalisme en séries » dirigé par Florian Besson et Justine Breton.
Conférence suivie d'une séance de questions-réponses avec le public.
Images par Georges-Xavier Blary.
Merci à la Société des amis du musée de Cluny pour leur invitation, et particulièrement Martine Tridde-Mazloum.
Pour y répondre, nous définirons d'abord le médiévalisme et ses sources, et les distinguant bien de celles de l'histoire médiévale et de la médiévistique, pour en suite tenter de faire une brève histoire du médiévalisme, en nous concentrant sur le XIXe siècle.
Introduction par Kouky Fianu.
William Blanc
Intervention au séminaire : « Le médiévalisme – Des usages contemporains du Moyen Âge. » (dir. Aude Mairey, LaMop – CNRS/Paris 1), 26 mars 2021.
Cette intervention effectuée dans le cadre du séminaire « Le médiévalisme – Des usages contemporains du Moyen Âge » dirigée par Aude Mairey (Lamop/CNRS) se propose de faire une brève histoire de la construction de la figure du samouraï dans les discours politiques et les fictions à partir du XIXe siècle jusqu’à l’aube du XXIe siècle, tant au Japon qu’en Occident. Nous nous concentrerons sur quelques cas précis, notamment les écrits d’Inazo Nitobe, les mangas d’Osamu Tezuka, mais aussi les films d’Akira Kurosawa.
Pour répondre à ces questions, cet ouvrage se penche non seulement sur les textes littéraires qui évoquent et mettent en scène l’archer de Sherwood depuis le XIVe siècle, mais aussi sur des chroniques et des sources judiciaires médiévales et modernes. Peu à peu, la légende traverse l’Atlantique et Robin devient à partir du XIXe siècle une figure centrale de la culture de masse américaine. C’est elle qui va diffuser la légende du hors-la-loi de Sherwood.
Écrit par trois spécialistes de la littérature médiévale et des représentations du Moyen Âge à l’époque contemporaine, ce livre vous entraîne dans un voyage à travers les mille visages d’une légende plus que jamais populaire.
Préface de Michel Pastoureau.
Les auteurices
William Blanc est historien spécialiste du médiévalisme. Il a notamment publié Le Roi Arthur, un mythe contemporain (Libertalia, 2016), Winter is Coming, une brève histoire politique de la fantasy (Libertalia, 2018) et a codirigé, avec Anne Besson et Vincent Ferré, le Dictionnaire du Moyen Âge imaginaire (Vendémiaire, 2022).
Justine Breton est universitaire, spécialiste des légendes médiévales et du médiévalisme, en particulier dans l’audiovisuel (cinéma, séries, jeux vidéo). Elle a notamment publié Le Roi qui fut et qui sera. Représentations du pouvoir arthurien sur petit et grand écrans (Classiques Garnier, 2019), Monty Python : Sacré Graal ! (Vendémiaire, 2021) et Un Moyen Âge en clair-obscur. Le médiévalisme dans les séries télévisées (PUFR, 2023).
Jonathan Fruoco est universitaire, spécialiste de littérature médiévale anglaise. Il a notamment publié Les Faits et gestes de Robin des Bois (UGA éditions, 2017), première édition et traduction en français des textes de la légende, et travaille actuellement à une édition intégrale bilingue de l’œuvre de Geoffrey Chaucer.
Quelques chapitres d’un roman utopien
« Aujourd’hui, ce pays est un vaste jardin, dont aucune ressource n’est gaspillée ni spoliée. »
Les Nouvelles de nulle part relatent l’exploration par un socialiste anglais du XIXe siècle d’une société communiste du futur telle qu’il la rêve. C’est aussi le récit de deux balades que fait le narrateur. La première se déroule dans l’agglomération londonienne, devenue un agrégat de coquets villages et de bourgades pleines de vie. La seconde est un voyage fluvial en barque en compagnie d’une jeune femme et d’un jeune homme – lesquels, par leur esprit et leur affabilité, leur vigueur et leur beauté, sont de purs produits de l’ère de repos advenue après celle de l’esclavage salarié. Le narrateur nous rapporte comment se sont accomplies la révolution et la transition vers une société communautaire, égalitaire, libre et heureuse, où la production est fondée sur le plaisir et l’artisanat.
À la fois manifeste politique et artistique, récit d’anticipation et témoignage introspectif, ce roman aux multiples facettes de William Morris (1834-1896) est une œuvre littéraire majeure qu’il importait de dépoussiérer et d’éclairer un tant soit peu pour le plaisir et l’instruction des lectrices et lecteurs du XXIe siècle.
Traduction de Philippe Mortimer
Postface de William Blanc
504 pages — 10 €
Format 108/178
Parution : 19 janvier 2024
ISBN physique 9782377293155
ISBN numérique 978237729316
Édition 2023 actualisée et augmentée.
« Les dragons et les Hobbits ont toujours été des animaux politiques. Voyager avec eux, c’est prendre des détours pour mieux parler de l’indicible, c’est s’aventurer sur des chemins de traverse vers d’autres futurs. »
Grande fresque épique de fantasy inspirée des romans de G. R. R. Martin, Game of Thrones est l’une des séries les plus célèbres au monde. Cette fascination pour un univers médiéval, dont les protagonistes craignent la venue d’un long hiver apocalyptique, fait écho aux angoisses contemporaines concernant le dérèglement climatique causé par l’activité humaine.
G.R.R. Martin n’a pas été le premier auteur à utiliser la fantasy pour parler des dérives du monde moderne et d’écologie. À bien y regarder, le genre du merveilleux contemporain développé à la fin du XIXe siècle en Grande-Bretagne a constamment servi d’outil pour critiquer la société industrielle.
De William Morris à J.R.R. Tolkien en passant par Ursula Le Guin, Robert E.Howard ou Hayao Miyazaki, ce petit ouvrage invite à questionner la généalogie politique de la fantasy.
Pour en savoir plus : https://www.editionslibertalia.com/catalogue/poche/winter-is-coming
Le Moyen Âge est bien plus qu’une période historique : c’est un livre d’images foisonnant où artistes, créateurs et cultures populaires n’ont eu de cesse de puiser, réinventant inlassablement selon leur goût et celui de leur temps enluminures, donjons et cathédrales.
Rassemblant les meilleurs chercheurs sur le sujet, ce dictionnaire, premier du genre, décrypte en plus de 120 entrées cette recréation d’un Moyen Âge fantasmé qu’on désigne sous le nom de « médiévalisme », de Walter Scott à Umberto Eco, de l’Allemagne au Japon en passant par la Turquie et l’Afrique, des romans historiques aux films et séries de fantasy, sans oublier les jeux vidéo, les jeux de rôle, la bande dessinée, la peinture, les fêtes médiévales, la musique et la poésie…
Un bréviaire indispensable pour explorer les mille métamorphoses de ce temps lointain qui obsède notre imaginaire contemporain.
ISBN : 978-2-36358-389-5
Prix : 30 €
464 pages
Parution 22 septembre 2022
ÉDITION POCHE actualisée et augmentée par un chapitre inédit.
La bataille de Poitiers (en 732 ou 733), opposant les troupes arabo-berbères d’Abd al-Rahmân aux Francs de Charles Martel, est un épisode de l’histoire de France devenu mythe historiographique et enjeu de mémoire.
Au cours des années 2000, de nombreuses publications lui ont été consacrées, souvent rédigées sans distance ni mesure. Pire, la commémoration de l’événement fait désormais l’objet d’utilisations politiques récurrentes par le camp identitaire.
Alors que les mémoires s’enflamment, cet ouvrage relate en premier lieu l’histoire mal connue de la bataille et la resitue dans le contexte large des relations entre le monde franc et l’Empire islamique. Puis les auteurs analysent les échos successifs rencontrés par le souvenir de la bataille au Moyen Âge, à l’époque moderne, auprès des philosophes des Lumières et des romantiques, dans les écoles de la IIIe et de la IVe République, au sein de la culture populaire. Une attention particulière est portée à l’actualité récente du mythe de Poitiers, notamment au sein des extrêmes droites occidentales.
Cinéma, séries télévisées, romans, jeux... les super-héros, nés en 1938 avec l’apparition de Superman, ont envahi la culture populaire planétaire.
Loin d’être un simple produit de divertissement, le genre super-héroïque a été pensé dès son origine comme un outil politique par des auteurs issus de milieux modestes. Captain America a ainsi été créé par deux auteurs juifs pour corriger Hitler dans des comics alors que Wonder Woman a été pensée pour promouvoir l’émancipation des femmes.
D’autres super-héros ont eu pour fonction de faire croire à l’existence d’un futur radieux à portée de main dans lequel le modèle démocratique se répandrait sur l’ensemble du globe en triomphant des tyrannies « féodales » totalitaires. Plus tard, de nouveaux personnages ont symbolisé une Amérique en plein doute, frappée de plein fouet par la crise pétrolière, la défaite au Vietnam, puis le 11 septembre 2001. Évoquant tour à tour Superman, Batman, Wonder Woman, Captain America, Namor, l’Escadron suprême, Black Panther, Luke Cage, Green Arrow, Spider-Man, Red Sonja, Howard the Duck, Punisher, Iron Man, les super LGBT et Wolverine, cet ouvrage se propose d’explorer les discours politiques qui se cachent derrière le masque des surhumains.
En 1857, dans une Angleterre victorienne patriarcale, William Morris, jeune poète de 23 ans proche du mouvement préraphaélite, s’empare de la légende arthurienne qui connaît alors une popularité croissante. Mais, au lieu de célébrer les exploits des chevaliers, l’auteur décide de donner pour la première fois la parole à la reine Guenièvre.
Reprenant l’un des épisodes les plus célèbres du mythe du Camelot durant lequel la souveraine est accusée d’adultère avec Lancelot, William Morris place Guenièvre au centre de son récit et lui laisse le champ libre pour qu’elle présente seule sa défense devant un parterre de juges : tous des chevaliers, tous des hommes. La reine développe alors ses arguments, défend son amour et montre qu’elle a aussi été contrainte dans une condition qu’elle n’a pas voulue.
À travers elle, William Morris entreprend de critiquer les mœurs de son temps, à une époque où les femmes n’ont pas la parole dans l’espace public, tout en célébrant la passion des amants, la sexualité féminine et l’union libre.
Ce texte essentiel, particulièrement original dans toute la production arthurienne du XIXe siècle, est pour la première fois traduit en français et publié en édition bilingue, suivi d’un autre poème de Morris : Près d’Avalon.
Édition bilingue
Traduction de Philippe Mortimer
Présentation de William Blanc
72 pages — 5 €
Parution : 22 avril 2021
ISBN physique : 9782377291748
ISBN numérique : 9782377291755
Lien : https://www.editionslibertalia.com/catalogue/la-petite-litteraire/william-morris-la-defense-de-guenievre
Mark Twain, le rappeur Jay Z, Marion Zimmer Bradley, George Romero, Robert Taylor, Alexandre Astier, John Fitzgerald Kennedy, Jack Kirby, Lawrence d’Arabie, John Boorman, les Kinks, les Who, Jackie Kennedy, Steven Spielberg, John Steinbeck, Terry Gilliam, Winston Churchill, Éric Rohmer ou encore Alan Stivell, tous ont en commun d’avoir été influencés par la légende du roi Arthur.
Inventée au Moyen Âge, celle-ci a longtemps été l’apanage des nobles et des souverains qui s’en servaient comme modèle ou comme justification de leurs conquêtes. En grande partie ignorée aux XVIIe et XVIIIe siècles, elle fait un retour fracassant sur le devant de la scène en Angleterre au début de la révolution industrielle. Mais c’est surtout grâce à la culture populaire américaine que se diffuse le mythe de la Table ronde : cinéma, romans illustrés, musiques rock et folk, bande dessinée (notamment les super-héros), et plus récemment jeux de rôles et jeux vidéo.
Ces médias donnent un sens nouveau à la geste arthurienne. On a vu ainsi apparaître des Arthur anticolonialistes, des Lancelot en lutte contre le communisme, des Merlin écologistes, des Morgane féministes.
La légende de Camelot, ici décryptée de façon savante et passionnée, semble en passe de devenir l’un des premiers mythes mondialisés, traversant les continents et les cultures pour mieux questionner les peurs et les espoirs des sociétés contemporaines.
Préface de Jean-Clément Martin
657 pages
90 illustrations
Parution : 3 septembre 2020
ISBN physique : 9782377291809
ISBN numérique : 9782377291816
Lien : https://www.editionslibertalia.com/catalogue/poche/le-roi-arthur-un-mythe-contemporain-poche
Grande fresque épique de fantasy inspirée des romans de G. R. R. Martin, Game of Thrones est désormais la série la plus célèbre au monde. Cette fascination pour un univers médiéval, dont les protagonistes craignent la venue d’un long hiver apocalyptique, fait écho aux angoisses contemporaines concernant le dérèglement climatique causé par l’activité humaine.
G. R. R. Martin n’a pas été le premier auteur à utiliser la fantasy pour parler des dérives du monde moderne et d’écologie. À bien y regarder, le genre du merveilleux contemporain développé à la fin du XIXe siècle en Grande-Bretagne a constamment servi d’outil pour critiquer la société industrielle.
De William Morris à J. R. R. Tolkien en passant par Ursula Le Guin, Robert E. Howard ou Hayao Miyazaki, ce petit ouvrage invite à questionner la généalogie politique de la fantasy.
http://www.editionslibertalia.com/catalogue/poche/winter-is-coming
144 pages — 8 €
Parution : 2 mai 2019
ISBN physique : 9782377290918
ISBN numérique : 9782377290925
Loin d’être un simple produit de divertissement, le genre super-héroïque a été pensé dès son origine comme un outil politique par des auteurs issus de milieux modestes. Captain America a ainsi été créé par deux auteurs juifs pour corriger Hitler dans des comics avant même que les États-Unis n’entrent en guerre alors que Wonder Woman a été pensée pour promouvoir l’émancipation des femmes.
D’autres super-héros ont rapidement eu pour fonction de faire croire à l’existence d’un futur radieux à portée de mains dans lequel le modèle démocratique se répandrait sur l’ensemble du globe pour triompher des tyrannies « féodales » totalitaires. Plus tard, de nouveaux personnages plus troubles ont symbolisé une Amérique en plein doute, frappée de plein fouet par la crise pétrolière et la défaite au Vietnam, puis le 11 septembre 2001.
Évoquant tour à tour Superman, Batman, Wonder Woman, Captain America, Namor, l’Escadron suprême, Black Panther, Luke Cage, Green Arrow, Red Sonja, Howard the Duck, Punisher, Iron Man, les super LGBT et Wolverine, cet ouvrage se propose d’explorer les discours politiques qui se cachent derrière le masque des surhumains."
Préface de Xavier Fournier
157 illustrations
368 pages + 32 pages couleur
Parution : 18 octobre 2018
ISBN physique : 9782377290444
http://editionslibertalia.com/catalogue/ceux-d-en-bas/super-heros-une-histoire-politique
Alors que les mémoires s’enflamment, cet ouvrage inédit propose de revenir tout d’abord à l’histoire mal connue de la bataille en la resituant dans le contexte large des relations entre le monde franc et l’empire islamique. Puis d’analyser, en deuxième partie, les échos successifs rencontrés par le souvenir de la bataille au Moyen Âge, à l’époque moderne, auprès des philosophes des Lumières et des romantiques, dans les écoles de la IIIe et de la IVe République et au sein de la culture populaire. Une attention particulière est portée à l’actualité récente du mythe de Poitiers, notamment au sein des extrêmes droites française et européenne.
Préface de Philippe Joutard
Ceux d’en bas n° 4
328 pages — 17 €
+ Cahier couleurs 16 pages
Parution : 16 avril 2015
ISBN : 9782918059608
Pourtant, son approche fait l’apologie de la monarchie, évoque avec nostalgie un passé fantasmé et réduit les révolutions à des instants de terrorisme sanglant.
Les travaux de Lorànt Deutsch participent au retour en force de récits orientés, portés, notamment, par des conseillers politiques comme Patrick Buisson (ancien directeur de Minute, directeur de la chaîne Histoire) qui a travaillé à la publication du Paris de Céline avec le comédien, mais aussi par des personnalités médiatiques comme Franck Ferrand, Éric Zemmour ou Michel Onfray.
Les auteurs s’inquiètent ici du réveil de cette histoire nationale dont Lorànt Deutsch est le poste avancé. Nationale, car il n’y est question que de la France au sens le plus étroit du terme. Nationale, car l’histoire n’y est envisagée que comme un support au patriotisme le plus rétrograde.
Alors que les sciences historiques ne cessent de s’ouvrir à des horizons plus larges, cet essai tire la sonnette d’alarme contre les replis identitaires diffusés par ces « historiens de garde », en analyse les causes lointaines et propose de multiplier les initiatives en vue de rendre plus accessibles à tous des études historiques de qualité.
Préface : Nicolas Offenstadt
Nouvelle postface.
10 €
ISBN : 9782918059912
Parution : 20 octobre 2016
Ce travail est le fruit d’une collaboration inédite entre l’historien William Blanc et l’illustrateur Thierry Guitard. Fascinés depuis leur enfance par les pirates du XVIIIe siècle, ils ont décidé de partager cette passion en leur consacrant une synthèse illustrée accessible à toutes et à tous.
Article publié à l'origine le 30 juillet 2023 sur le site Mundus Fabula, la fabrique des monde 1 dans le cadre du séminaire « Médiévalisme en séries » dirigé par Florian Besson et Justine Breton.
Assemblée générale de la SHMESP (13 novembre 2021), Sorbonne, Amphi Oury.
Disponible à l'adresse suivante : https://www.shmesp.fr/vie-societe/tables-rondes-debats/
Chères et chers collègues,
Le témoignage dont nous allons vous faire part s'inscrit dans des circonstances inédites. En effet, à notre connaissance, pour la première fois depuis très longtemps, des historiens médiévistes ont été attaqués pour avoir fait acte de vulgarisation dans un organe de presse national par une figure politique ayant exercé des fonctions aux plus hauts niveaux de l'État. Malgré le caractère extraordinaire de cette situation, il s'agit aussi de la première fois que nous sommes invités par une instance scientifique et académique à nous exprimer sur le sujet. Voilà pourquoi nous adressons ici nos chaleureux remerciements à la SHMESP de nous avoir conviés aujourd'hui à prendre la parole dans le cadre de cette table ronde « Libertés académiques et médiation scientifique. Quelle place pour les chercheurs, entre débats historiques et débats de société ? ».
Difficile de séparer la création des super- héros du contexte de la Seconde Guerre mondiale. Certes, Superman apparaît en juin 1938 dans les pages d’Action Comics n° 1, soit près de trois ans et demi avant l’entrée en guerre officielle des États-Unis à la suite de l’attaque de Pearl Harbor par la marine de l’empire japonais le 7 décembre 1941. Toutefois, la fin des années 1930 a vu une montée des tensions (invasion de l’Éthiopie par l’Italie, de la Chine par le Japon, de l’Autriche et de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne) et une affirmation des régimes totalitaires et racistes qui ne pouvaient laisser indifférents les auteurs de comics.
Pourtant, avec la généralisation des illustrations de fantasy, notamment dans les calendriers comme ceux des frères Hildebrandt publiés à partir de 1976, les traits des Orques s’uniformisent et l’on retrouve deux caractéristiques majeures dans la plupart de leurs représentations : peau sombre tirant sur le vert, mais aussi apparence porcine signifiée par l’adjonction d’un groin et de défenses. Cette représentation, qui n’a plus rien à voir avec l’image proposée par Tolkien, se diffuse notamment dans les jeux de rôle ("Advanced Dungeons & Dragons. Monster Manuel" – 1977).
C’est la généalogie de la transformation des Orques « déchus » en Orques « porcins » qui sera au centre de notre communication. Pour en expliquer ce changement, nous nous proposons tout d’abord d’étudier les différents monstres de la fantasy afin de voir si certains ont connu eux aussi une pareille animalisation porcine. Ensuite, nous nous interrogerons sur la place des cochons et des porcs dans les représentations iconographiques de l’altérité en Occident, et ce depuis le Moyen Âge. Pour cela nous nous appuierons sur les travaux d’anthropologie historique. Nous tenterons enfin de mettre en relation l’image porcine des orques avec les caricatures contemporaines en Occident (et particulièrement aux États-Unis).
Pourtant, lorsqu’elle apparaît en août 1940 dans les pages de Mystery Comics n°4, la Veuve Noire (Black Widow en anglais) n’a rien de commun avec l’héroïne sympathique que le grand public peut voir sous les traits de l’actrice Scarlett Johansson dans les longs-métrage de ce début de XXIe siècle. On la représente au contraire comme une jeune femme inquiétante, Claire Voyant, tirant ses facultés extraordinaires d’une alliance avec le Diable.
Le mythe arthurien accompagne, depuis leur apparition, les jeux de rôle où il a été adapté à travers des variations aussi multiples que surprenantes. Tour de table (ronde) de cette légende ludique sans cesse réinventée."
This constant reinvention encourages us not to separate the medieval legend of Camelot from contemporary legends; the former is not more ‘authentic’ than the latter." Translation by the edtors of "Mondes sociaux. Magazine de sciences humaines et sociales"
UE libre pour le Bureau des enseignements transversaux de l’université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle
Année universitaire 2020-2021
Du 27 janvier 2021 au 21 avril 2021
Descriptif :
En plus de quatre-vingts ans, l’histoire des super-héros, apparus dans les comics des années 1930 aux États-Unis, est longue et complexe. Le genre d’ailleurs ne cesse de s‘enrichir chaque année de nouveaux personnages et de nouveaux récits alors qu’il se diffuse dans de nombreux médias (séries télévisées, jeux vidéo, cinéma, etc.) et sur tous les continents. Si une telle profusion interdit toute exhaustivité, il reste toutefois possible de comprendre, à travers les exemples les plus célèbres (Superman, Batman, Wonder Woman, Captain America, les X-Men, etc.), mais aussi d’autres cas bien moins connus en France et parfois aujourd’hui oubliés (Namor, l’Escadron Suprême, le Punisher) les raisons sociales, économiques et politiques qui ont présidé à l’apparition et au succès de ce genre.
(cinéma, séries télévisées, bandes dessinées)
UE libre pour le Bureau des enseignements transversaux de l’université Paris Sorbonne-Nouvelle
Descriptif :
Cinéma, séries télévisées, univers ludiques, romans, bandes dessinées, le Moyen Âge rêvé semble aujourd’hui être présent sur de vastes portions des horizons culturels, sociaux et politiques. Ce phénomène, appelé médiévalisme, que l’on retrouve aussi bien dans la littérature généralistes, l’architecture, que dans la fantasy (Le Seigneur des Anneaux, Game of Thrones), ou la science-fiction (Star Wars, Star Trek) a aussi une histoire. Il touche d’abord l’Occident à partir de la fin du XVIIIe siècle pour se répandre, deux cents ans plus tard, sur l’ensemble du globe. La mythologie arthurienne, qui, au Moyen âge, était confinée à une petite élite dans les frontières de l’Europe occidentale, suscite ainsi aujourd’hui une adhésion massive et des versions réactualisées en Amérique et au Japon. Un tel phénomène n’a rien d’anodin et mérite que l’on s’y attarde.
UE libre pour le Bureau des enseignements transversaux de l’université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle
Année universitaire 2020-2021
Du 28 janvier 2021 au 29 avril 2021
Descriptif :
En plus de quatre-vingts ans, l’histoire des super-héros, apparus dans les comics des années 1930 aux États-Unis, est longue et complexe. Le genre d’ailleurs ne cesse de s‘enrichir chaque année de nouveaux personnages et de nouveaux récits alors qu’il se diffuse dans de nombreux médias (séries télévisées, jeux vidéo, cinéma, etc.) et sur tous les continents. Si une telle profusion interdit toute exhaustivité, il reste toutefois possible de comprendre, à travers les exemples les plus célèbres (Superman, Batman, Wonder Woman, Captain America, les X-Men, etc.), mais aussi d’autres cas bien moins connus en France et parfois aujourd’hui oubliés (Namor, l’Escadron Suprême, le Punisher) les raisons sociales, économiques et politiques qui ont présidé à l’apparition et au succès de ce genre.
(cinéma, séries télévisées, bandes dessinées)
UE libre pour le Bureau des enseignements transversaux de l’université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle
Descriptif :
Cinéma, séries télévisées, univers ludiques, romans, bandes dessinées, le Moyen Âge rêvé semble aujourd’hui être présent sur de vastes portions des horizons culturels, sociaux et politiques. Ce phénomène, appelé médiévalisme, que l’on retrouve aussi bien dans la littérature généralistes, l’architecture, que dans la fantasy (Le Seigneur des Anneaux, Game of Thrones), ou la science-fiction (Star Wars, Star Trek) a aussi une histoire. Il touche d’abord l’Occident à partir de la fin du XVIIIe siècle pour se répandre, deux cents ans plus tard, sur l’ensemble du globe. La mythologie arthurienne, qui, au Moyen âge, était confinée à une petite élite dans les frontières de l’Europe occidentale, suscite ainsi aujourd’hui une adhésion massive et des versions réactualisées en Amérique et au Japon. Un tel phénomène n’a rien d’anodin et mérite que l’on s’y attarde.
Il a pourtant bien fallu combler ce vide et expliquer, en l'absence de sources, ce phénomène social et économique. L'influence des physiocrates a joué pour cela un rôle déterminant. Chantres de l'agriculture intensive, ils ne voyaient dans l'élevage extensif qu'une perte de temps et d'espace. De là émerge un taxinomie reprise par bon nombre de géographes du XIXe et du début du XXe siècle, formés à l'école coloniale, qui
considérait la transhumance comme l'étage intermédiaire entre le nomadisme pastoral des Peuls ou des peuples des steppes, et l'élevage sédentaire intensif ; une sorte de ruralité en voie de développement (image que l'on retrouve dans la Méditerranée de Fernand Braudel pour qui la transhumance est « une forme assagie de la vie pastorale méditerranéenne ». Cela a conduit à deux théories à la fois complémentaires et contradictoires...
forts d’une cérémonie truffée de références historiques.
William Blanc, historien spécialiste du Moyen Âge et des cultures populaires, revient sur la cérémonie d’ouverture des JO vendredi soir.
Vous m’aviez dit que vous n’étiez « pas très JO ». Comment avez-vous trouvé cette cérémonie ?
Très réussie. Le seul bémol que j’aurais à apporter concerne la séquence LVMH : on a eu trois longues minutes de publicité dédiée aux malles Louis Vuitton, et ce devant plus d’un milliard de téléspectateurs ! Ce n’est pas le Paris dans lequel je me reconnais et j’ai souffert devant mon écran.
De leur naissance dans les années 1930, au récent succès des Avengers, les super-héros se sont progressivement imposés comme un genre incontournable de la pop culture. Mais l’imaginaire super-héroïque n’en est pas moins politique.
Dans son ouvrage "Super-héros, une histoire politique" (Libertalia, 2018), l’historien médiéviste William Blanc démontre comment la longévité de ces nouveaux mythes repose sur une actualisation permanente de nos imaginaires.
Propos recueillis par Arthur Bamas.
William Blanc : La Table ronde, ce rassemblement de chevaliers apparu sous la plume du poète Wace vers 1155, évolue au fil du temps. Au Moyen Âge, elle est à la fois une évocation de la Cène (souvent, la Table ronde comporte douze voire treize places) et un rassemblement élitiste réservé aux meilleurs éléments de la noblesse militaire. Lorsque le mythe arthurien est redécouvert au XIXe siècle et traverse l’Atlantique, les auteurs américains transforment la fonction de la Table. Dans certains groupes de jeunesses américains inspirés par la légende, des enfants, sous la supervision d’un adulte, se déguisaient en chevaliers et élisaient leur roi. Peu à peu, la Table est donc devenue aux États-Unis une métaphore de la démocratie représentative et de la possibilité de chacun d’accéder aux plus hautes fonctions. À l’instar du melting pot, la Table ronde s’ouvre tout au long du XXe siècle à toutes les couches sociales, aux femmes, aux Afro-Américains. George Romero est d’ailleurs l’un des premiers à mettre en scène une chevalerie arthurienne (certes transposée à l’époque contemporaine) intégrationniste, comprenant des Afro-Américains, des femmes, etc. C’est en cela que le slogan « Camelot is a state of mind » (« Camelot est un état d’esprit ») est significatif. Il illustre une évolution forte du mythe arthurien contemporain qui se retrouve par exemple dans le dernier film de Guy Ritchie, où le roi Arthur vient des classes urbaines défavorisées et est accompagné par un guerrier africain.
L’école d’été est co-organisée par l’Université de Lausanne et l’Université Grenoble Alpes
The summer school is co-organised by the University of Lausanne and University Grenoble Alpes
Pour sa troisième édition, l’école d’été médiévaliste de l’Université de Lausanne propose d’étudier les remplois engagés et militants du Moyen Âge: récupérations politiques, manifestations culturelles, problématiques sociales. La figure de Jeanne d’Arc en est un exemple éloquent dans la mesure où, incarnant un symbole français, elle a pu aussi bien servir à l’extrême-droite que devenir l’égérie des mouvements LGBTQ+ en vertu de sa transgression de genre. À bien des égards, l’époque médiévale peut servir de référence idéale en raison de sa situation à la fois proche et éloignée de l’époque contemporaine, d’un double point de vue chronologique et culturel, qui la rend propice aux projections fantasmatiques et idéologiques. Notre école d’été sera l’occasion de réfléchir aux formes diverses que prennent ces recyclages du matériau médiéval et d’examiner leurs enjeux actuels.
Ouverte à tou.te.s étudiant.e.s intéressé.e.s, notre école aura lieu du 24 au 28 juin 2024 sur le campus de l’UniL; la participation active aux cours permet d’acquérir 3 crédits ECTS.
Plusieurs langues vivantes pourront être utilisées dans le cadre de nos activités ; les cours sont adaptés à des étudiant.e.s anglophones qui ont une maîtrise même passive du français.
For its third year, the summer school "Engaged Medievalisms" at the University of Lausanne will be looking at how the Middle Ages were used for political purposes, cultural manifestations and social issues. The figure of Joan of Arc is an eloquent example, as the embodiment of a French symbol, she could just as easily serve the extreme right as become the muse of LGBTQ+ movements by virtue of her gender transgression. In many respects, the medieval era can serve as an ideal reference point, as it is both chronologically and culturally close to and distant from the contemporary era, making it ideal for fantastical and ideological projections. Our summer school will provide an opportunity to reflect on the various forms taken by these recycling of medieval material, and to examine the issues at stake today.
Open to all interested students, our school will take place from June 24 to 28, 2024 on the UniL campus; active participation in the courses will earn 3 ECTS credits.
Several modern languages will be used in our activities; courses are adapted to English-speaking students with even a passive command of French.
Vous trouvez le programme de l'école d'été ci-dessous
You find the programme of the summer school here below
Les conférences :
Samedi 22 juillet 2023 :
- Fantasy et Moyen âge dans les séries télévisées / Justine Breton 15h30
- Thor, Odin, Freya, la mythologie nordique et ses échos contemporains / Laurent di Filippo 17h30
Dimanche 23 juillet 2023 :
- Présentation du livre «Les médiévistes face aux médiévalismes» / Justine Breton et Lucie Malbos 11h
- Le mythe arthurien, d’hier à aujourd’hui / Alban Gautier 15h30
- Vikings, guerrières, châteaux et chevaliers, le Moyen âge imaginaire et nous / Lucie Malbos 17h30
La conférence est visible dans son intégralité à cette adresse : https://www.youtube.com/watch?v=8msHSjTga54
Programme
Mercredi 27 mars
9h30 : Accueil des participants
10h : Ouverture et mots de bienvenue
10h15 : Introduction du colloque
Session 1 – Raconter des histoires : fabriquer des imaginaires ?
Modération : Stéphane Goria
11h : Henri Desbois. Suppléments cartographiques. Les géographies parallèles de L’Appel de Cthulhu
11h30 : William Blanc. Comment s’invente un univers de fantasy rôlistique : le cas de Runequest.
12h : Pause déjeuner
Session 2 – L’altérité ludique : les personnages
Modération : Justine Breton
14h : Jean-Charles Ray. Ce que la lumière doit aux ténèbres. Le monstre horrifique dans l’évolution du jeu de rôle sur table, de l’opposition à l’incarnation
14h30 : Albert Leparc. Du brigand médiéval au « bandit » : origines et évolutions d’un adversaire universeldans les jeux de rôle.
15h : Pause café
Session 3 – Émergence et structuration d’une pratique ludique
Modération : William Blanc
15h30 : Benjamin Quénu. De l’art de sortir de l’auberge : le jeu de rôle, histoire d’une subculture en quête de légitimité
16h : Arthur Lefèvre. Les mémoires écrites d’un jeu oral. Conditions méthodologiques d’une histoire du jeu de rôle
16h30 : Sanne Stijve, David Robert et le GROG. L’histoire du jeu de rôle au regard du Guide du Rôliste Galactique
17h : Pascal Martinolli. Évolution historique et analyse bibliométrique de la recherche académique sur le jeu de rôle sur table dans les publications universitaires
17h30 : Fin de journée
Jeudi 28 mars
9h30 : Accueil des participants
Session 4 – Culture ludique étendue : approche transmédiatique
Modération : Audrey Tuaillon Demésy
10h : Adrien Charannat. Une histoire transmédiatique du jeu de rôle
10h30 : Anne Besson. Les romans de fantasy ludique chez TSR (1984-1995)
11h : Martin Carayol. Roland C. Wagner et la formation d’une culture littéraire rôlistique : la rubrique « Inspirations littéraires » de Casus Belli entre 1985 et 1999
11h30 : Philippe Lépinard. 50 ans de jeux de rôle et… 200 ans de wargaming. Aventures croisées et perspectives ludopédagogiques
12h00 : Pause déjeuner
13h30 : Entretien avec Jean Balczesak. Laurent Di Filippo
14h15 : Pause café
Session 5 – Créer un univers : les mécaniques ludiques
Modération : Stacie Petruzzellis
14h30 : Bastien Wauthoz. Évolution du game design des jeux de rôles d’horreur lovecraftienne
15h : Coralie David et Jérôme Larré. Encoder la culture dans le jeu : le cas des jeux de rôle Reaganiens
15h30 : Simon Bréan. Cristalliser l’agentivité ludique : variations sur la fiche de personnage
16h : Conclusion du colloque. William Blanc, Justine Breton, Laurent Di Filippo, Stéphane Goria, Stacie Petruzzellis et Audrey Tuaillon Demésy
16h30 : Fin du colloque
19h : Soirée JDR. Inscriptions par mail à laurent.di-filippo [at] univ-lorraine.fr
Colloque organisé par l’Université Polytechnique Hauts de France (UPHF, Valenciennes) et Université de Mons (UMONS) (13 et 14 octobre 2022).
L’Université Polytechnique Hauts de France (Valenciennes, UPHF) et l’Université de Mons (UMONS) organisent un colloque sur le thème « Bande(s) dessinée(s), comics, pouvoir et politique », les jeudi 13 et vendredi 14 octobre 2022 à Valenciennes et Mons, à raison d’une journée sur chaque site.
Comité scientifique :
• William BLANC, Historien, EHESS, Université Paris III
• Emmanuel CHERRIER, Maître de Conférences en science politique, Université
Polytechnique Hauts de France (Valenciennes), laboratoire CRISS
• Serge DERUETTE, Professeur de science politique, directeur du Service des Sciences
politiques de l'Université de MONS (UMONS)
• Stéphane FRANCOIS, Maître de Conférences, Université de Mons (UMONS)
• Pierre-Alexis DELHAYE, doctorant, Université Polytechnique Hauts de France (Valenciennes), laboratoire CRISS
• Nicolas LEBOURG, chercheur au CEPEL, Université de Montpellier
S’y projettent de nombreuses questions, que l’on pose aux sociétés médiévales comme aux sociétés contemporaines, parmi lesquelles nous souhaitons approfondir celle des rapports de domination, exercés par l’aristocratie (MORSEL, 2004, p. 7) et au-delà. Que ce soit la domination des hommes sur les femmes, des féodaux sur les vassaux, des riches sur les pauvres, etc., ce type de rapports est attesté dans les sources médiévales, aussi bien que dans les représentations contemporaines du Moyen-Âge. Mais la manière dont ces dernières décrivent tel ou tel type de domination est aussi faite d’échos aux réalités contemporaines. Cette rencontre se donne donc pour ambition de mettre en perspective des études de fictions médiévalistes, avec des travaux portant sur des sources médiévales, en faisant appel à des chercheurs de disciplines différentes : médiévistes et/ou anthropologues du passé ou du présent, sociologues du jeu et/ou historiens des arts, de la littérature, archéologues, etc.