01 Herreye
01 Herreye
MEMOIRE
PRESENTE EN VUE D’OBTENIR
Soutenu : Jury :
par Jean Baptiste HERREYE Président : M. Maurice NISSE
le 29 juin 2001 Membres : M. David TRAVERT
M. François DIDIER
Remerciements
Géocodification 2
Résumé
Cette méthode est déjà partiellement mise en application depuis 1992, date à laquelle une
codification avait été créée avec le logiciel Autocode.
Aujourd’hui cette codification reste limitée, car les lignes ne sont pas codées, et les
symboles ne peuvent pas être orientés, ni dimensionnés par des paramètres saisis sur le
terrain.
Toujours dans l’optique de poursuivre cette volonté de tendre vers une automatisation
complète des procédés, l’Entreprise vient d’acquérir un outil muni d’un module de
géocodification plus développé. Il s’agit du logiciel Covadis – version 2000-2.
Le travail qui m’a été confié consistait à développer et à mettre en application une
codification générale avec Covadis, s’inscrivant dans la continuité d’une codification
symbolique existante.
Afin de mener au mieux un tel projet, il convient de procéder à un recensement de tous les
outils et critères qui doivent être pris en compte lors de la création de la nouvelle
géocodification. Parmi ceux-ci, on relève notamment :
A partir de ce recensement, une liste des objectifs doit être élaborée, en collaboration avec
les futurs utilisateurs, Celle-ci permettra d’orienter les études préalables à la création de la
codification.
Cette étape permet de définir l’ensemble des éléments qui seront géocodés. La
représentation et le ou les modes de levé de chacun des éléments, seront attribués.
Cette tâche longue, fastidieuse, est très importante puisque pour tous les éléments codés,
les calques de dessin, les fichiers de définition et les méthodes de levé, doivent être
décrits.
Géocodification 3
Ce travail achevé, la phase de numérotation des codes peut alors débuter.
- Elle est d’autant plus délicate que le nombre d’éléments à coder est
conséquent.
- Elle doit être menée dans un souci de convivialité optimale, aboutissant à
la réalisation de plusieurs projets.
La multiplicité des types de codes, liés aux symboles et aux lignes, impose des formations
personnalisées, progressives, destinées aux équipes de terrain et aux dessinateurs.
Afin de faciliter l’adaptation des utilisateurs à ce nouvel outil, des manuels d’aide à la
codification ont été élaborés.
- sa qualité technique,
- sa convivialité,
- la nature du relevé,
- l’échelle du report, etc..
Géocodification 4
Sommaire
Remerciements
Résumé
Sommaire
Introduction
1. Présentation
1.1 Présentation du cabinet
1.1.1 Historique
1.1.2 Moyens en personnel
1.1.3 Matériel de bureau
1.1.4.Matériel de terrain
1.1.5 Secteurs d’activités
2. Mise en œ uvre
3. Formation
3.1 Formation
3.1.1 Formation du personnel de terrain
3.1.2 Formation du personnel de bureau
Conclusion
Géocodification 6
Introduction
Le choix de son sujet a été orienté par une réflexion sur les besoins constatés au cours de
mes différentes expériences professionnelles. Il existe des disparités notoires en matière
d’automatisation et d’homogénéisation des méthodes de production des plans et
documents d’études topographiques.
J’ai donc recherché une structure d’accueil désirant se doter d’un tel outil.
Ma prospection fut particulièrement orientée vers les cabinets de Géomètres-Experts. En
effet, ils représentent la majorité des organismes et entreprises susceptibles d’utiliser une
géocodification.
Plusieurs géomètres ont répondu favorablement à ma demande. Certains désiraient créer et
mettre en application une géocodification, ce qui correspondait à mes souhaits.
Géocodification 7
Ce mémoire de fin d’étude s’articule en trois parties.
La première présente tous les éléments dont il est nécessaire de tenir compte avant
de commencer la phase de réalisation.
De nombreux critères sont à étudier tels que l’organisation de la société, les outils à exploiter
et ceux qui seront conservés, avec lesquels il faut composer. Cette phase d’études
permettra de procéder à l’élaboration de la liste des objectifs visant à une automatisation et
un gain de productivité.
Géocodification 8
1. Présentation
La SCP GARDEUX – SUAIRE – DIDIER est un cabinet de Géomètres Experts sis dans la
totalité des locaux situés 96 à 100, rue Isabey à NANCY (Meurthe et Moselle), occupant un
immeuble complet à usage de bureau, ainsi qu'un parc de stationnement d’une capacité de
douze véhicules, le tout sur 600 m² de terrain.
1.1.1 Historique
En 1978, Monsieur IDATTE a fait apport de son cabinet à la Société CHAPUIS – GARDEUX,
qui est alors devenue : CHAPUIS – GARDEUX – IDATTE
En 1983, Monsieur IDATTE cède ses parts à Monsieur SUAIRE, la société devient alors :
SCP CHAPUIS – GARDEUX – SUAIRE
En 1986, Monsieur CHAPUIS cède à son tour ses parts à Monsieur GARDEUX et à
Monsieur SUAIRE, constituant ainsi : SCP GARDEUX – SUAIRE
En 1998, Monsieur GARDEUX cède la moitié de ses parts à Monsieur DIDIER, la raison
sociale actuelle est : SCP GARDEUX – SUAIRE – DIDIER
1.1.2.1 Dirigeants :
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1.1.2.2 Collaborateurs :
Techniciens Géomètres :
Assistants Techniciens :
Personnel Administratif :
Informatique :
Bureautique :
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1.1.4 Matériel de terrain
Topographie
Géocodification 11
1.2 Organisation du cabinet
A l’apparition des premiers carnets de terrain numériques, la société s’est équipée d’un
logiciel nommé Topo.
Il s’agit de l’un des premiers outils informatiques de calculs topographiques, créé par un
géomètre expert, pour ses besoins. Les fonctionnalités qu’il propose sont variées. Il permet
notamment :
- de calculer des polygonales, des intersections de visées, des recoupements, des
relèvements, des points rayonnés,
- de créer des fichiers ASCII de points,
- de générer un report graphique des points calculés, ceux-ci sont représentés par un
semis de points complétés par ses attributs altitude et numéro dont leurs positions
relatives, la couleur la taille sont modifiables selon l’échelle de tracé.
- d’effectuer des calculs topométriques divers.
Cet outil présente l’inconvénient majeur de posséder un modèle de graphique très limité. Il
ne permet pas de créer, puis de mettre en mémoire des éléments graphiques susceptibles
d’être ensuite insérés dans un autre dessin (exceptés les neufs objets qui ont été définis à sa
création). Il ne peut donc pas gérer une liste complète de symboles. Il interprète cependant
les codes Topojis® pour calculer les polygonales et les points rayonnés.
Par la suite, le logiciel AutoCAD-MAP est venu compléter Topo. Les données de terrain sont
toujours traitées par Topo, les points calculés sont enregistrés dans un fichier ASCII. Ce
dernier est ensuite lu par le logiciel Automap qui recrée pour chaque enregistrement un bloc
point constitué d’un piqué et de deux attributs, matricule et altitude.
L’acquisition d’un outil d’aide au dessin fut une avancée considérable pour l’entreprise.
Au début des années 90, le cabinet s’est ensuite enrichi de deux autres stations de travail.
Elles sont équipées de logiciels de DAO, complétés d’un outil plus développé que TOPO,
nommé Autocode. Il me parait important de présenter ce logiciel car c’est avec lui que la
première géocodification du cabinet a été développée.
39 commandes permettent une codification du levé de terrain qui doit être réalisé dans
l’esprit AutoCAD. En effet, le logiciel exploite des concepts d’AutoCAD.
Géocodification 12
Les notions de calques et de symboles sont utilisées :
- chaque élément levé peut être rangé dans un calque particulier.
- les points sont affectés du symbole courant, il est cependant possible de
leur attribuer un symbole particulier et de définir leur dimension et leur
orientation réelles pour permettre un report à l’échelle.
Une mémorisation des lignes autorise le levé simultané d’un nombre important de polylignes.
Celles-ci ont la possibilité d’être lissées, tangentes à une direction dessinée ou non.
Ainsi les lignes caractéristiques d’un corps de rue peuvent être levées en même temps.
Le MétaFichier est de nouveau interprété pour le calcul et report des points (de détails) et
des polylignes affectés des caractéristiques précisées lors du levé (calque, type, symbole,… )
Les commandes offertes par AutoCAD et AutoMap sont utilisables pour l’habillage du
calque.
Géocodification 13
L’entreprise n’a pas développé une géocodification complète avec ce logiciel. Elle a créé une
table avec tous les symboles qu’elle utilisait déjà dans les dessins, qu’elle a ensuite déclaré
dans Autocode comme des symboles ponctuels, non orientés et de dimensions non
variables. Il s’agit donc d’une codification ponctuelle, limitée qui sera développée dans le
chapitre 1.2.4.2 ‘La table de symbole existante’.
Lors de relevés terrain, les équipes de l’entreprise sont composées d’un technicien,
accompagné d’un assistant technicien.
Tous les chantiers topographiques sont relevés par rayonnement à l’aide de stations totales.
Ils font tous l’objet de croquis. Ceux-ci sont établis par le technicien, à l’avancement. C'est à
dire qu’il dessine tous les éléments au fur et à mesure qu’il les rencontre et les relève. Pour
chaque point enregistré, le chef de brigade dessine un point sur le croquis, annoté de son
matricule, lequel est situé sur une ligne ou sur un élément ponctuel.
Pour structurer les données de terrain, et permettre d’automatiser leur traitement, quelques
codes sont intercalés dans le carnet, à des positions particulières explicitées ci-dessous.
Code 20 « station ». Il est enregistré avant toute autre chose en début de station,
Tous les codes suivants sont enregistrés après avoir pris le point.
Lorsque les équipes terrain rencontrent l’un des éléments symbolisés dans la table de code
existante (cf. annexe 1), elles lèvent le point qui définira le point d’insertion du symbole dans
le dessin, puis elles enregistrent à la suite du code 48, le numéro de symbole désiré.
Exemple : Code 48 ; info1 : 61 pour enregistrer un arbre feuillu.
Le logiciel Autocode impose que tous les paramètres spécifiant des distances, soient entrés
en millimètre. Toutes les équipes de terrain ont donc pris pour habitudes de travailler avec
cette unité.
Géocodification 14
1.2.4 La méthode de traitement
1.2.4.1 Généralités
Selon les types de travaux, la SCP Gardeux – Suaire – Didier peut être amenée à traiter les
données de terrain par trois méthodes différentes :
- Méthode A : le chantier est de très petite taille, il est possible qu’il soit calculé par le logiciel
Topo. Un semis de points est alors généré sur calque. Il ne contient alors aucun symbole
puisque ce logiciel ne les gère pas. Enfin, il est complété à la main d’après le croquis.
- Méthode B : le chantier est traité sur l’un des deux postes de DAO munis de la version 12
d’AutoCAD®, il est d’abord calculé sous Topo qui génère un fichier de point ASCII. Il est
ensuite repris par Automap afin de pouvoir traiter le dossier en DAO.
Du fait que Topo ne gère pas les symboles, tous ceux qui ont été enregistrés sur le terrain
sont perdus, chaque élément doit être inséré dans le dessin à partir du croquis.
- Méthode C : le chantier est traité par les autres postes DAO, les calculs sont faits avec
Autocode. Il interprète les codes des symboles, ces derniers sont automatiquement
représentés à la génération du dessin. Leur orientation correspond au gisement général du
dessin, et les dimensions des symboles sont celles qui ont été définies à sa création.
Pour chacune des trois méthodes l’entreprise a pour usage de redimensionner et d’orienter
tous les symboles dont la taille et le gisement sont représentatifs de la situation réelle. Il
s’agit surtout des plaques. Ce travail est parfois relativement fastidieux sur certains
chantiers.
Toutes les lignes sont dessinées à l’aide des fonctions DAO, soit en saisissant les numéros
des points sur lesquels elles passent, soit en les pointant à l’écran.
Certaines symboliques peuvent être appliquées aux lignes si besoin, pour représenter les
haies ou les clôtures par exemple. D’autres éléments linéaires plus complexes comme les
murs ou les talus font appel à des fonctions programmées.
Le choix du nombre et de la désignation des calques définis dans un dessin se sont imposés
lorsque l’entreprise a effectué plusieurs travaux pour la DDE. Répondant à un cahier des
charges précis, le cabinet a dû créer une base de travail contenant la liste des calques
imposés par le client (cf. annexe 2). Aujourd’hui, elle est la seule utilisée au sein de
l’entreprise.
Les symboles créés, ainsi que les codes qui leurs sont associés, ont été développés pour
être utilisés avec AutoCode.
Ils ont été représentés dans une table de symboles en les regroupant en 13 familles, (points,
eau, gaz, etc.).
Géocodification 15
La liste des numéros utilisés s’étend de 1 à 125 et pour chacun d’eux, correspond un
symbole particulier, qui est graphiquement différent des autres.
Les symboles 70 à 75, 119 et 125 ont été créés avec des tailles de 1m x 1m afin de pouvoir
aisément être dimensionnés par un facteur d’échelle introduit par le dessinateur.
Comme tous les objets ponctuels sont levés par un seul point, leur orientation et dimension
ne sont pas définies. Leur représentation graphique est systématiquement orientée suivant
le gisement général du report.
Après avoir étudié la liste existante des symboles, nous allons maintenant nous attacher à
définir les besoins et les objectifs de la codification à développer.
Géocodification 16
1.3 Présentation des objectifs
Dans un souci de productivité, l’entreprise et moi-même avons été amenés à constituer une
liste d’objectifs.
Ce travail de définition et de recherche des objectifs est très important car la qualité générale
du produit final en découle.
Ceux-ci sont présentés en deux parties. La première décrit tous les objectifs liés à la
conservation d’éléments créés sous l’ancienne codification.
Dans la seconde partie, sont énumérés tous les objectifs que les gérants de l’entreprise, les
dessinateurs et moi-même avons définis.
- Les représentations des objets ponctuels ne devront pas être remises en cause.
- La symbolique linéaire utilisée au cours du traitement DAO devra être réutilisée dans la
géocodification.
- Les dimensions et l’orientation des symboles doivent être définies directement sur le
terrain
- Tous les symboles doivent être insérés dans le dessin directement dans les calques
courants et les couleurs usuelles.
- Le code terrain et le nom d’un symbole doivent être identiques pour que les techniciens
qui traitent les dossiers n’aient pas deux numéros à retenir pour un même symbole.
- Un même symbole devra pouvoir être levé selon plusieurs méthodes pour permettre de
choisir la plus adéquate selon les situations et les chantiers.
Géocodification 17
- De nouveaux symboles devront être créés, en vue d’une suppression partielle voire
totale du croquis dans certains cas.
- Les symboles, ainsi que leurs codes, seront regroupés par familles. (AEP, ASS, EDF,
etc.).
- Elle devra permettre de dispenser les équipes terrain de dessiner un croquis ou que
celui-ci soit très simplifié. Ainsi, le chef de brigade ne passera plus de temps à dessiner
son croquis.
- Les numéros de codes Topojis® seront réutilisés pour permettre au logiciel Topo de
calculer des carnets de terrain si besoin.
- Les plages réservées aux lignes et aux symboles, ne doivent pas s’entremêler afin
d’éviter toutes confusions.
- La nouvelle codification devra répondre à tous les objectifs mais le développeur devra
rechercher à ce qu’elle reste conviviale et facile d’adaptation.
Tous ces objectifs sont maintenant fixés, nous allons d’abord découvrir l’applicatif Covadis,
puis nous verrons ensemble comment atteindre ces objectifs et la manière dont il faut s’y
prendre.
Géocodification 18
1.3.3 Présentation de Covadis Topo version 2000.
Covadis Topo 2000-2 est un applicatif complétant les fonctionnalités du logiciel AutoCAD®
version 2000. Il regroupe des modules nécessaires à la création, l’habillage et au tracé de
plans à partir d’un semis de points levés. Un ensemble de commandes de calcul de points,
de constructions géométriques étendues et de calculs de projets (modèles numériques de
terrain, courbes de niveaux, profils en long et en travers, cubatures, clothoïdes, … ) viennent
s’y ajouter.
Cette dernière fonction nous intéresse plus particulièrement car c’est à partir de celle-ci que
sera créée la codification.
A l’aide d’un driver spécifique à chaque type d’appareil, le fichier de terrain est transformé en
un fichier ASCII, appelé Géobase, commun à tous les types d’appareils.
Covadis interprète sous AutoCAD les informations contenues dans la Géobase et permet
d’effectuer tous les calculs destinés à la génération d’un semis de points.
Ensuite, la Géobase est de nouveau interprétée pour le report des points (de détails), des
symboles et des éléments linéaires affectés des caractéristiques précisées lors du levé
(calque, type, dimensionnement,… )
Géocodification 19
1.3.3.3 Les fonctions de relevé des symboles
Voici une présentation succincte de la liste des types de codes proposés par Covadis. Pour
plus de détails, il faut se reporter au manuel « La nouvelle géocodification » du 7 mars 2001,
édité par Géomédia.
Géocodification 20
1.3.3.4 Les possibilités de création des entités linéaires
Ce paragraphe se limite à une présentation des éléments linéaires susceptibles d’être créés
automatique, avec le module de géocodification de Covadis.
1.3.3.4.1 La syntaxe
Elle est composée du code défini dans la table, lié à un type de ligne, suivi immédiatement
d’un suffixe déterminant la nature du segment suivant de la liaison.
Exemple : code 102, ( 10 est le n° de la ligne, et 2 est la commande de ligne)
Elle est utilisée dans de nombreux cas pour représenter des limites, clôtures, réseaux, etc..
Ce sont des objets linéaires de types ligne, polyligne, arc et cercle, auxquels il est possible
d’appliquer une symbolique à base de segments et de symboles.
A chaque échelle de travail et pour chaque type de lignes, les paramètres relatifs à une
représentation symbolique linéaire sont sauvegardés sous forme de fichiers textes (ASCII) à
l’extension ‘syl’dans le répertoire de l’échelle concernée. Une boite de dialogue permet de
visualiser la représentation d’une symbolique, et d’en modifier ces paramètres. (cf. page VII-
15 du manuel de référence Version 2000 de Géomedia. )
Avant l’apparition du dessin assisté par ordinateur, le dessin d’un mur était une tâche
fastidieuse, notamment en raison des hachures.
Un mur est considéré comme un élément linéaire mais sa représentation est en partie
symbolique. Son épaisseur sur le dessin est dite « à l’échelle ».
Avec Covadis, il peut être dessiné de manière automatique car, de la même manière que
pour la symbolique linéaire, des fichiers texte (ASCII) définissent une série de paramètres
relatifs aux épaisseurs, hachures, calques, couleurs.
Géocodification 21
Deux familles de murs se distinguent :
1- Celle dont l’épaisseur n’est pas modifiable. Ce type de représentation est purement
symbolique, non paramétrable sur le terrain. Les codes terrain doivent être créés en
fonction du nombre de murs prédéfinis, d’épaisseurs différentes. Chaque code
correspondra à un fichier ASCII de définition, l’extension ‘syl’. La notion de coter de
dessin du mur est également à prévoir, ce qui double le nombre de fichiers, et donc, de
codes terrain.
Par exemple, si 5 épaisseurs de murs sont prévues, 0.10m, 0.20m, 0.30m, 0.4m, et
0.50m, il faudrait alors créer 10 fichiers ‘syl’. (Cinq pour les murs relevés par leur arête
droite et cinq pour ceux relevés par leur arête gauche).
Cette méthode comporte l’avantage de permettre de créer toutes les représentations
voulues.
2- La seconde famille de mur est celle dont l ‘épaisseur est modifiable et paramétrable à
partir de la géocodification, en utilisant la commande de liaison ‘point donnant
l’épaisseur’ou en la spécifiant en saisissant une information. Il n’existe que deux styles
de représentation possible.
Il est hachuré, les lignes appelées ‘ligne de fermeture’ et ‘ligne opposée’ peuvent être
affichées ou non, à souhait. Les noms et couleurs du calque de dessin de la symbolique,
la largeur du mur, et la distance entre deux traits des hachures sont également
paramétrables.
Les fichiers de paramètres portent l’extension ‘syb’, ils gèrent les noms et couleurs du
calque de dessin de la symbolique ainsi que le mode de remplissage, hachures ou
croisillon.
Géocodification 22
Figure 3
Le traitement idéal de géocodification des talus serait que Covadis dessine automatiquement
les barbules entre la ligne de crête et la ligne de talweg (cf figure 4.2). On peut regretter que
la version actuelle de Covadis ne le permette pas de façon directe à partir d’un levé
géocodé, mais seulement avec la fonction accessible par le dessinateur. Avec la
géocodification, il est seulement possible d’appliquer une symbolique dont les types, largeur
et espacement des barbules sont paramétrables dans des fichiers à l’extension ‘syl’(cf figure
4.1).
La longueur des barbules est donc figée quelle que soit la largeur du talus. De plus, il faut
gérer pendant le levé le côté de la ligne où vont se dessiner les barbules.
Le géocodage des talus sous Covadis est donc pour le moment incomplet et oblige les
dessinateurs à modifier le dessin afin de l’améliorer si cette représentation ne lui convient
pas. Un développement complémentaire semble indispensable pour une exploitation
optimale du levé géocodé.
α
Figure 4.1 Figure 4.2
Géocodification 23
2. Mise en œ uvre
Avant de pouvoir mettre à jour et adapter à Covadis, l’ancienne codification créée sous
Autocode, tout en répondant à tous les objectifs, il est très important de procéder à deux
études préalables.
La liste existante (cf. annexe 1) présente l’avantage majeur d’exister depuis 1992. Elle a été
complétée au fur et à mesure que de nouveaux symboles ont été rencontrés. Elle répondait
à l’usage qui en était fait.
Après avoir édité cette liste, je l’ai présentée à chaque dessinateur et nous l’avons comparée
à la liste du cabinet afin de faire un bilan sur les symboles, et définir ceux manquants ou
d’autres, devenus obsolètes.
Par exemples, la distinction entre les bouches à clé GDF ronde et ovale ne sera plus faite,
un seul symbole représentera désormais les deux objets. Il en sera de même pour les
poteaux en bois ou en béton, du réseau EDF basse tension.
L’optimisation de la méthode de réalisation des plans impose de tendre vers des croquis très
épurés, voire même de ne plus en dessiner.
L’étude de nombreux plans d’archives est alors nécessaire afin de déceler des éléments
susceptibles d’être définis comme symbole.
Cette recherche m’a permis de remarquer qu’il n’existait pas de symbole représentant une
nappe de fils. De même, connaissant la fréquence avec laquelle les plaques L1T, L2T,
1/2L4T, L3T et L4T, (qui n’étaient pas définies), peuvent être rencontrées lors des levés, j’ai
décidé de les ajouter à la liste des symboles.
Les seuils de portes étaient notés sur le croquis, mais pas codés. Il est donc également
nécessaire de leur créer une représentation symbolique.
Géocodification 24
Ces deux études ont donc mis en évidence que de nombreux symboles de la liste existante
pourraient être insérés dans la nouvelle géocodification.
Après avoir recensé tous ceux devant être représentés, il est possible de passer à la phase
de réalisation.
2.1.3 Réalisation
Cette phase de travail doit être menée par étape, en commençant par l’attribution des
fonctions de levé à chacun des symboles.
J’ai tout d’abord défini ceux dont les dimensions graphiques ne sont pas représentatives de
celles de l’objet levé.
Tous les éléments de la figure 5 ont des représentations graphiques non significatives par
rapport à leurs tailles réelles sur le terrain.
Je leur ai tous attribué la fonction qui permet de lever un objet non orienté, sur un point.
( Sym_sans_Ori )
Figure 5
Géocodification 25
Ensuite, j’ai considéré les cas des éléments à dimensions variables. Ce sont ceux qui posent
le plus de difficultés puisqu’un certain nombre de contraintes sont à gérer (orientations,
dimensions, altitudes, représentation ).
Nous allons dans un premier temps nous intéresser aux plaques car ce sont les éléments les
plus contraignants et également les plus courants.
Afin d’étoffer le nombre de possibilités de lever des plaques, j’ai proposé trois façons de les
enregistrer c'est à dire par 1.2 .3 points.
Lorsqu’une plaque est levée par un seul point, il n’est à priori pas possible de définir son
orientation. Pour parer à cela, Covadis propose une fonction qui le permet.
Elle a pour intitulé Déf_Ori_SY. Elle impose que deux points soient enregistrés dans le
carnet de terrain, avec le code qui est associé à cette fonction. Tous les symboles définis
comme orientables, levés par un seul point prendront alors comme gisement celui défini par
ces deux points.
Si un troisième code Déf_Ori_SY est enregistré sur un nouveau point, le nouveau gisement
des symboles sera alors celui constitué par les deux derniers points codés avec cette
fonction.
En cas de besoin, un code faisant appel à la fonction intitulée Annul_Ori_SY remet à zéro
l’orientation des symboles. Il faut à nouveau saisir deux codes Déf_Ori_SY pour définir une
orientation.
Tous les symboles auxquels est attribuée la fonction suivante Sym_Ori seront définis comme
un objet orienté et levé sur 1 point.
- Si aucun paramètre n’est entré après le code, le symbole est ensuite inséré dans le
dessin tel qu’il est défini dans le fichier AutoCAD®. (cf. Figure 6).
- Si un paramètre (Par1) est entré après le code du symbole, celui–ci sera interprété
comme le facteur d’échelle à appliquer aux dimensions du symbole tel qu’il est défini
dans le fichier AutoCAD®. (cf. Figure7).
- Si deux paramètres (Par1, Par2) sont entrés, les facteurs d’échelle en X, respectivement
en Y, à appliquer aux dimensions du symbole correspondent à Par1, respectivement
Par2. (cf. Figure 8).
Géocodification 26
Afin de conserver les usages de l’entreprise concernant le point de définition de l’altitude des
symboles, toutes les plaques enregistrées sur un point, représentées sur la figure 9, sont
relevées par leurs centres ou, sur les fils d’eau pour les plaques suivantes ;
Figure 9
Les plaques carrées ou rectangulaires présentées sur la figure ci-dessus sont levées sur un
point. Les symboles correspondants ont été principalement créés pour les levés de corps de
rues. En effet, lorsque l’orientation générale des symboles est définie, toutes les plaques et
les coffrets peuvent n’être levés que sur un seul point.
Cependant, pour certains chantiers, l’orientation de chaque élément doit être spécifiée au
cas par cas. Le type de code adéquat a donc été choisi pour chacun d’entre eux.
Dans un premier temps, elles devaient être relevées par 2 points situés aux extrémités de
l’une des diagonales.
Covadis permet de donner l’altitude de la plaque en son centre par moyenne des 2 points
relevés (cf. figure 10). Cette solution correspondait à l’usage de l’entreprise pour les plaques
dites pleines, mais le problème est venu de l’avaloir carré dont la surface n’est pas plane.
L’altitude calculée en son centre est donc fausse.
J’ai donc trouvé la solution d’utiliser la même fonction, c'est à dire « symbole carré par deux
points diagonaux », mais le premier point levé est cette fois ci le centre de la plaque et le
second est l’un des quatre coins. Le dessin ‘dwg’a alors des dimensions de 2 x 2m centré
sur l’origine du repère du symbole pour pouvoir être représenté à sa juste taille à l’échelle, et
sur le point relevé au centre de la plaque. Seul l’altitude du premier point sera affichée.
Géocodification 27
J’ai défini le symbole comme il est représenté sur la figure 11.
Figure 10 Figure 11
Les besoins de la géocodification imposent de faire la distinction dans le mode de levé entre
les plaques de tailles fixées (cf. figure 12), et celles dont les paramètres de longueur et de
largeur seront entrés sur le terrain.
Le symbole est inséré tel qu’il est défini dans son fichier AutoCAD® .
Figure 12
Pour les bouches avaloirs, qui sont des symboles à géométrie dissymétrique, une
convention de levé a été fixée. Le second point est toujours situé à droite du symbole tel qu’il
est représenté dans la table.
Pour les plaques dont les dimensions ne correspondent pas à celles prédéfinies dans la liste
prévue, j’ai choisi d’utiliser le code suivant : Sym-3PTS_H
Géocodification 28
Cette fonction permet de lever un objet sur 2 ou 3 points selon les paramètres saisis.
- Si aucun paramètre n’est saisi, 3 points seront levés. Le facteur d échelle en X est défini
par la distance entre les deux premiers points levés. Le facteur d’échelle en Y vaut la
distance 2D entre le 3e point est la droite passant par les deux premiers. (cf. figure 13)
- Si un paramètre est entré, trois points seront levés. Le facteur d échelle en X est défini
par le paramètre. Le facteur d’échelle en Y vaut la distance 2D entre le 3e point est la
droite passant par les deux premiers. (cf. figure 14)
- Si deux paramètres sont saisis, seuls deux points seront levés. Ils donneront l’orientation
du symbole, et les paramètres définissent les facteurs d’échelle en X et Y. (cf. figure 15)
Les coffrets
Il en existe de toutes sortes, mais les plus courants ont des dimensions de 0,50 x 0,20m ou
de 0.30 x 0.20m. Des symboles à ces tailles ont été créés.
Les études préalables ont défini que 6 types de coffrets devaient être créés. (2 de 0.3x0.2m
EDF et GDF et 4 de 0..50x0.20m EDF, GDF, Ecl. et divers)
De la même façon que pour les plaques rectangulaires, nous pouvons lever les coffrets de 3
manières différentes, par 1, 2 ou 3 points. Pour les deux premières, les types de code
associés sont intitulés « Sym_Orienté » et « Sym_Fixe_2PT ». Ils ne permettent pas de
dimensionner le coffret si leurs tailles définies par défaut ne conviennent pas. Cela est rendu
possible en relevant l’objet par 2 ou 3 points avec la fonction intitulée « Sym-3PTS_H »
décrite précédemment.
Figure 16
Géocodification 29
Les plaques rondes
Etant donné la fréquence avec laquelle les plaques de diamètre 0.65m sont rencontrées sur
les chantiers, j’ai décidé de définir deux symboles représentant les plaques rondes.
Le banc
Cet élément comporte la particularité d’être orientable, mais ses dimensions sont fixes.
Son point d’insertion est son centre. Son orientation est déterminée par un gisement général
du report ou par un second point de levé. Deux fonctions doivent donc lui être associées :
Sym_Orienté pour le lever par un point, et Sym_Fixe_2PT pour deux points.
Figure 17
Les arbres
Figure 18
Géocodification 30
Par contre, lorsque leurs dimensions sont demandées, il est d’usage que le diamètre du
tronc soit mesuré à un mètre du sol, sa valeur est ensuite saisie dans le carnet de terrain
pendant le levé.
Pour chacune des représentations d’arbres, les symboles existants ont été réutilisés. Les
types de code associés doivent prendre en compte l’absence ou la présence de paramètre.
Dans un cas, le symbole est représenté avec un tronc de 0.50m de diamètre, dans le
second, les dimensions du symbole varient de manière proportionnelle.
Pour ce faire, je voulais utiliser la fonction de Covadis intitulée « symbole circulaire par
diamètre » avec un symbole représentant un arbre de 1 mètre de diamètre, mais lorsque
aucun paramètre n’est entré, le symbole avait une taille graphique deux fois trop importante
par rapport à l’usage. J’ai donc décidé d’utiliser la fonction « symbole circulaire par centre et
rayon », où le symbole créé dans son fichier origine a la taille d’un arbre de diamètre 0.5m.
Ainsi, lorsque sur le terrain, un arbre doit être levé en renseignant son diamètre, l’opérateur
entre une valeur que Covadis interprète comme étant le rayon du symbole. Comme le
symbole est défini à une échelle ½, sa représentation graphique correspond bien à ce qui est
recherché.
L’entreprise a pour habitude de le représenter avec l’orientation mesurée sur le terrain, mais
sa représentation reste symbolique. Seuls l’écartement entre les poteaux et son orientation
sont représentatifs.
Le code attribué est le suivant : « symbole par deux points - EchX=Distance ou Par1,
EchY=1 »
Figure 19
La cabine téléphonique
Figure 20
Géocodification 31
Le seuil
Ce symbole n’existait pas dans la liste précédente, sa présence est devenue obligatoire pour
obtenir un croquis très épuré. Il est levé par un point. (cf. figure 21).
La nappe de fils
Sa représentation symbolique, tout comme celle du seuil, a été créée pour la nouvelle liste
afin de répondre aux objectifs. La fonction Sym-3PTS_H lui a été associée, elle est définie
comme le montre le figure 21.
Figure 21
L’ensemble des symboles et leurs fonctions associées ayant maintenant été défini, (cf
annexe 3) nous allons maintenant aborder la partie consacrée à la réalisation de la
codification linéaire.
Géocodification 32
2.2 Développement de la liste des lignes
2.2.1 Généralités
Les lignes, également appelées liaisons, sont des éléments permettant de relier des points
par des segments rectilignes, d’arcs ou lissés. Certaines sont de nature complexe,
constituées d’éléments linéaires simples auxquels est associé une succession de segments
ou de symboles dont les paramètres de positions relatives, de dimensions et de formes,
varient selon la représentation recherchée.
Avant l’apparition du dessin assisté par ordinateur, dessiner certains de ces éléments
linéaires, comme les murs ou les clôtures par exemple, comportait un caractère répétitif et
fastidieux. Maintenant, les logiciels de DAO proposent depuis plusieurs années de le faire de
manière plus ou moins automatique, suivant les versions et le type de ligne.
La création d’une codification linéaire passe dans un premier temps par une étape de
recherche de tous les éléments susceptibles d’être codifiés. Ensuite, après s’être informé sur
les différentes possibilités offertes par Covadis, la phase de réalisation peut être
commencée.
Le but principal étant d’exploiter au maximum les possibilités offertes par la géocodification, il
faut rechercher à représenter de façon automatique tous les éléments linéaires.
Dans un premier temps, j’ai interrogé les dessinateurs afin de recenser toutes les
symboliques utilisées. Cette étape est pour moi très importante car elle s’inscrit dans une
optique constructive, de dialogue et de progrès. Elle a mis en évidence que tous les
dessinateurs utilisent la même représentation pour tous les éléments linéaires (réseaux,
clôtures, haies). Ceci est dû au fait qu’à une période donnée, l’entreprise a choisi ses types
de représentation des lignes, afin de les appliquer de manière systématique et homogène à
tous les plans et études topographiques.
Les dessinateurs n’ont pas éprouvé le besoin de créer des nouvelles symboliques puisqu’ils
l’avaient fait d’eux-mêmes au fur et à mesure de leurs travaux.
Ensuite, la seconde étape consistait à analyser des plans d’archives à différentes échelles,
afin de recenser la manière dont tous les éléments linéaires sont représentés.
Cette étude s’est révélée très bénéfique puisqu’elle m’a permis d’attribuer à toutes les lignes
décrites ci-dessous le style de représentation à adopter, et de découvrir qu’il n’existait pas de
symbolique représentant directement les caniveaux et les voies de chemin de fer. Ces
éléments étant dits ‘multilignes’ imposaient qu’une symbolique linéaire soit créée à leur
égard.
Géocodification 33
A partir des résultats de ces démarches, la liste de toutes les lignes, devant être codifiées, a
été établie.
Dans la plupart des cas, il s’agit de lignes dites ‘simples’(cf.figure 22) définies par un trait
discontinu, en tireté, d’axe, etc. , et chacun d’eux doit être ventilé dans le calque Autocad® de
la base DDE qui lui est affecté.
Figure 22
Pour les autres, on distingue les représentations symboliques (les clôtures, les haies et
palissade) et les représentations dont la largeur est représentative de l’élément relevé sur le
terrain. (bâtiments, murs, talus, caniveaux et voies SNCF).
- Le mur de soutènement,
Pour chacun des ces trois murs, leurs positions graphiques et leurs épaisseurs, sont
représentées à l’échelle.
Pour les bâtiments dit « légers », les hachures sont remplacées par des croisillons.
Géocodification 34
2.2.2.3 Les talus
Figure 23
2.2.2.4 Autres
Après avoir recensé tous les éléments linéaires qui doivent être codés, nous allons
maintenant nous intéresser à la phase de conception et d’attribution des types de lignes ainsi
définis.
Géocodification 35
2.2.3 Réalisation
Cette phase de travail découle directement des deux précédentes, sa réussite dépend de la
qualité des choix de style de lignes, et des possibilités de géocodification qu’offre le logiciel
Covadis.
Dans un premier temps, seuls les fichiers de définition des éléments linéaires destinés aux
reports au 200e ont été créés. Ceux des autres échelles seront créés lorsque ces premiers
auront été validés.
Covadis est muni par défaut de nombreux fichiers de définition de symbolique, tels que pour
les réseaux par exemple. Certains d’entre eux ont dû être modifiés pour correspondre à la
représentation décrite dans la phase d’étude. (Ex. : les symboles disposés sur les lignes de
clôtures barbelées et de grillagées étaient trop espacés et trop gros). D’autres fichiers ont dû
être créés, comme les lignes de caniveau, de haie, de chemin de fer. Les créations ou
modifications de tels fichiers sont réalisables à partir de la fenêtre de dialogue obtenue par
COV2D – Habillage – symbolique linéaire :outils - définition des symboliques. Le fichier de
définition de la haie a été édité, il est visualisable dans l’annexe 4.
2.2.3.2 Le bâti
Dans un but d’optimiser la rapidité avec laquelle sont dessinés les bâtiments, ceux-ci
doivent être construits de manière automatique. C'est à dire que les hachures ou croisillons
doivent être représentés directement par Covadis au traitement de la géocodification.
Nous avons vu que Covadis permet de dessiner le bâti en adéquation avec les attentes.
Deux fichiers à l’extension ‘syb’ont été paramétrés afin d’obtenir la représentation voulue.
Ceci est faisable à partir de la fenêtre de dialogue s’affichant à partir des commandes ‘COV-
2D _ Habillage _ Dessin des bâtiments’.
Un des deux fichiers correspond au mur hachuré, il paramètre la définition des hachures
(calque, angle à 45°, écartement habituel). Le second fichier a été créé pour le bâti léger. (cf.
annexe 5)
A savoir :
Géocodification 36
Bâti
Bâti léger
Les croisillons sont toujours dessinés entre les premier et troisième et deuxième et
quatrième points levés d’un même bâtiment, et ce, quel que soit leur nombre.
La première décision à prendre quant au choix du mode de représentation d’un mur, est la
méthode de spécification de l’épaisseur. Il s’agit de choisir entre deux possibilités :
- La solution qui fait appel à un type de mur prédéfini dont l’épaisseur est spécifiée par un
paramètre.
- La méthode qui consiste à définir un grand nombre de fichiers correspondants à des
murs aux épaisseurs fixées.
La première solution a été retenue pour les murs ‘simple’et ‘avec grille’, où la largeur est
spécifiée soit par la saisie en tant que paramètre à la suite du code qui lui est associé, soit
par un point situé sur l’arrête arrière du mur est enregistré avec le suffixe de code de ligne
est « point donnant l’épaisseur ».
Cette méthode est moins contraignante que la seconde, car le nombre de ligne du type ‘mur’
peut être restreint au strict nécessaire. C'est à dire au nombre de murs susceptibles d’être
relevés en même temps.
Un seul fichier est créé par échelle et par type de mur, dont l’épaisseur par défaut est de
0.50m, à droite de la ligne relevée. Lorsque la largeur de celle-ci est spécifiée, le mur sera
alors dessiné avec les dimensions voulues. (Ce fichier est appelé mur.sym et existent par
défaut )
Les murs ‘de soutènement’ou ‘en élévation’sont considérés avec la seconde. Après étude
des besoins et du mode de représentation habituel du cabinet, une seule épaisseur a été
choisie pour tous les cas (0.50m). Elle ne sera pas paramétrable.
La représentation géocodée des talus, proposée par Covadis ne correspond pas à celle
prévue par les objectifs. En effet, il n’est pas possible que les barbules se dessinent
automatiquement entre les lignes de crête et de talweg.
Géocodification 37
La représentation choisie est alors une symbolique créée, soit à droite, soit à gauche de la
ligne relevée et codée. Sa largeur est constante, égale à un centimètre papier, et ce, quelle
que soit sa taille réelle.
Les fichiers de définition des talus sont présents par défaut dans Covadis. Ils s’intitulent
HautTalusG.syl et HautTalusD.syl (cf. annexe 6).
Les modes de levé et de représentation des symboles et des lignes ayant été développés,
nous allons maintenant nous intéresser à la manière dont les points relevés sur le terrain
seront représentés.
Géocodification 38
2.3 Représentation du point
2.3.1 Généralités
En comparant un plan topographique datant des années 1970, avec un second, datant de
ces dernières années, un certain nombre de différences apparaissent, comme la
représentation des symboles, les écritures.
La plus grande différence réside dans le nombre de points dont l’altitude est renseignée.
En effet, pour un plan 1/200e, il apparaît aujourd’hui 2 à 3 fois plus d’altitudes qu’un ancien
plan. Ceci est dû au fait qu’autrefois, le relevé planimétrique était dissocié du relevé
altimétrique. La quantité de points altimétriques était comptée et réduite au strict nécessaire.
Le logiciel de DAO propose des fonctions de non-chevauchement des altitudes qui transfert,
celles se chevauchant, selon un choix arbitraire, dans des calques cachés. Les dessinateurs
sont souvent obligés de vérifier le résultat de cette fonction et d’en corriger les erreurs. Ceci
n’empêche pas le fait que l’on retrouve un nombre trop important d’attributs altitudes sur les
plans ce qui fait apparaître une surcharge d’éléments et une visibilité dégradée par des
renseignements redondants.
Figure 24
La figure nous montre que les altitudes des bancs, poubelles, et candélabres, auraient pu
être cachées, car elles n’apportent pas d’informations supplémentaires à la bonne lecture du
plan.
Géocodification 39
De plus, le dessinateur a passé du temps à déplacer ses attributs.
Pour éviter ces pertes de temps, il est nécessaire de choisir les symboles dont l’altitude sera
cachée. Il est évident que les plaques, les bouches à clés, les avaloirs, tampons, ainsi que
les symboles figurant dans la famille « point » de la table de symboles, doivent toujours être
renseignés de leurs altitudes.
Par contre, pour tous les autres objets, l’attribut « altitude » sera ventilé dans un calque
« caché », c'est à dire que les éléments qu’il contient ne sont pas représentés sur les plans
graphiques.
La figure 25 ci-dessous représente les symboles dont les attributs ‘altitude’sont placés dans
un calque caché.
Figure 25
Pour chaque point de ces symboles, les calculs détermineront ses coordonnées
planimétriques et altimétriques, l’attribut ‘altitude’ sera affichée dans un calque Autocad
caché.
Concernant les points situés sur les lignes, nous avons fait le choix de ne pas afficher les
altitudes des points situés sur l’élément ‘glissière’Par contre, sur toutes les autres lignes de
la liste, tous les attributs altitudes seront visualisables par défaut, à l’ouverture du dessin.
La pratique a montré que lors d’un relevé topographique, un certain nombre de points ont
une altitude fausse ou non significative pour des raisons particulières (points levés au laser,
prisme détaché de la canne, etc). Dans ce cas, il est nécessaire que le point ne soit calculé
qu’en planimétrie et qu’il ne soit absolument pas visible dans n’importe quelque calque.
Géocodification 40
L’utilisation des calques précisés par le cahier de charges de la DDE impose que les
éléments constitutifs du bloc point soient ventilés comme suit :
- le piqué de point dans le calque FG3
- le matricule dans le calque NUMERO
- l’altitude dans le calque ALTITUDE sauf pour les altitudes cachées qui vont dans le
calque FG7.
Dans Covadis, un point topographique se définit comme étant un bloc avec attribut(s). Sa
partie graphique est un point dont le diamètre est paramétrable. Sa partie attributaire peut
contenir chacun des attributs facultatifs suivants :
• Matricule du point (étiquette de l’attribut = MAT),
• Altitude du point (étiquette de l’attribut = ALT),
• Code symbole du point (étiquette de l’attribut = COD),
• Le poids horizontal du point (étiquette de l’attribut = PH), pour les fichiers issus de
Topojis®-Pc.
• Le poids vertical du point (étiquette de l’attribut = PV), pour les fichiers issus de Topojis®-
Pc.
Tous les paramètres de ses blocs sont définis par un fichier pour chacun d’eux, portant le
nom du bloc avec une extension ‘bpt’.
2.3.3 Réalisation
Pour gérer l’affichage des attributs selon les besoins définis précédemment, j’ai créé trois
blocs points différents.
Chaque échelle de dessin nécessite la création d’un fichier de définition de ces trois blocs
points. Ceci est nécessaire car les tailles de texte des attributs ainsi que le diamètre du piqué
de points varient selon les échelles.
Il est utilisé par défaut, tous ses attributs, ainsi que leurs calque, couleur, mode de
justification, angle de rotation et position relative au semis de point correspondent à la
représentation usuelle du cabinet. (cf. annexe 7)
Géocodification 41
2.3.3.2 Le bloc TC_POINT_ALT_CACHE :
Il est utilisé pour tous les symboles dont l’altitude est calculée, mais elle n’est pas renseignée
sur les reports graphiques.
Sa définition est identique à celle du bloc précédent, sauf pour le calque de l’attribut altitude
(FG7) qui est donc caché par défaut (cf. annexe 8).
Il a été spécialement créé pour les points dont l’altitude ne doit pas être calculée. Or, nous
avons vu que Covadis détermine pour chaque point, ses coordonnées X, Y et altitude. Ce
bloc ne doit alors renseigner que du piqué de points et du matricule. Ainsi, même en
affichant tous les calques AutoCAD® à l’écran, l’attribut altitude de ce type de point n’est
jamais visible.
Sa définition est reprise sur les deux précédentes, mais l’attribut altitude est défini comme
inexistant (cf. annexe 9).
Après avoir défini tous les éléments susceptibles d’être codés sur le terrain et représentés
sur les plans, il est nécessaire d’attribuer à chacun d’entre eux, le numéro de code qui lui
sera affecté.
Géocodification 42
2.4 Répartition des plages de numéros de codes
L’attribution des numéros de codes aux symboles est l’une des phases les plus importantes
du travail, car elle doit répondre à des exigences d’ordre technique, être conviviale et simple.
Si les codes sont attribués de façon à ce que l’on y retrouve une certaine logique, ils seront
plus facilement mémorisés.
Les préfixes des commandes de lignes ont été attribués arbitrairement comme suit :
Pour créer le premier projet, j’ai recherché dans un premier temps à estimer le nombre de
code qu’il fallait réserver à chacun des éléments linéaires définis.
C’est un travail important car lors des relevés de terrain, les équipes sont amenées à
ouvrir plusieurs lignes de même type qui sont relevées simultanément depuis une même
station et où certaines d’entre elles ne seront poursuivies que depuis d’autres stations.
Pour permettre de gérer de tels cas, il est nécessaire de définir le nombre de code qu’il
faut réserver pour chacun des types de lignes.
Pour réaliser à cerner les besoins, j’ai tout d’abord étudié le problème sur des plans, puis
sur le terrain. C’est surtout au niveau des carrefours, des grands boulevards ou encore
sur les gros chantiers de relevés topographiques que de nombreuses lignes sont ouvertes
et restent en attente, pour être prolongées ultérieurement lors du levé, à partir d’autres
stations.
Ensuite, après avoir étudié tous les objectifs, et sachant que la liste des symboles
précédente occupait les numéros allant de 1 à 125, j’ai proposé dans un premier temps,
les plages de codes symboles de 1 à 199 et de 200 à 999 pour les lignes. Elle présente
200 codes pour les symboles et 80 pour les lignes ( de 200 à 999).
Afin de conserver les habitudes, dont les codes de commande dites ‘de terrain’.(Codes 20
Station, 31 référence, 50 hauteur de prisme et 43 excentrement radial). Il n’existe donc
pas de symbole avec ses numéros.
De le fait, il ne nous était plus possible de mettre en application ce projet. Il fallait opter
pour une solution offrant un nombre plus important de possibilités de codes.
Géocodification 43
2.4.2 Deuxième projet de numérotation des codes
Un second projet a donc été élaboré. (cf annexe 10). Les plages de numéros des
symboles et des lignes ont donc été modifiées. Elles sont plus vastes, car elles s’étendent
pour les uns de 1 à 999, et pour les autres, de 1000 à 9999.
La plage de numéros de codes étant plus vaste et dans un souci de les regrouper par
calques d’utilisation, 9 familles ont été définies point, eau, GDF, assainissement, EDF,
PTT, éclairage et signalisation, SNCF, et la dernière contient mobilier urbain, végétation,
et divers.
Le numéro de famille est situé en première position dans la composition du code à trois
chiffres du symbole. Cette solution permet de ventiler directement les plaques et les
coffrets dans les calques choisis tout en conservant le même numéro de symbole, quelle
que soit sa famille. (exemple 314 et 514, 14 étant le symbole du coffret, 3 la famille GAZ
et 5 la famille EDF)
Les plaques et les coffrets sont les symboles qui posent le plus de problèmes, car ils
demandent de combiner deux problématiques. La première consiste à ventiler l’objet dans
le bon calque et la seconde impose de spécifier le mode de relevé. Par exemple, une
plaque carrée peut être levée par un, deux, ou trois points, et il peut s’agir d’une plaque
appartenant à l’une des 9 familles (ASS. EDF … )
Ce qui nous fait 3 x 9 = 27 codes pour une seule plaque.
Etant donné que 6 types de plaques ont été définis, on dénombre alors 162 codes pour
les plaques.
Dans l’ancienne table de symboles utilisée sous Autocode, il existe très peu de codes
utilisés entre 70 et 99. J’ai donc proposé que ces 3 dizaines, soient réservées pour les
plaques. ; celle des 70, pour les symboles non orientés, celle des 80 pour les symboles
relevés par deux points, et celle des 90, pour les symboles relevés par trois points.
Exemple : les 3 codes 671, 681, 691, correspondent aux même symboles, mais il sera
levé de trois manières différentes tout en appartenant à la famille PTT.
Inconvénients :
Cette codification comporte plusieurs inconvénients :
- tous les codes des symboles sont composés de trois chiffres
- un même symbole a plusieurs codes, suivant la façon dont il est levé. (Exemple : le
coffret EDF : 514, 515, 516, le banc, 955, 956)
Elle n’est donc pas facilement mémorisable en raison du numéro de symbole qui varie
pour le même type de symbole suivant la façon dont il est levé. Un nombre important de
codes est un problème pour les utilisateurs.
Avantage :
Son avantage majeur réside dans le fait qu’il permet de créer mille codes symboles
différents. Ce large choix permet de ventiler à souhait dans les calques en attribuant à
chaque possibilité un code différent.
Géocodification 44
- Les codes des lignes :
Ce projet de numérotation propose de coder les lignes sur quatre chiffres. La plage
réservée aux lignes est très étendue. Le nombre de codes pour chaque type de ligne
n’est donc pas limité.
- Bilan
L’avantage de cette codification réside dans le fait que, lorsqu’un symbole ponctuel est
levé, un point est inséré dans son code. C’est un petit moyen mnémotechnique pour ne
pas confondre les codes des lignes avec ceux des symboles.
L’inconvénient de cette solution est que la quasi-totalité des codes de symboles autres
que les plaques et les coffrets, comporte un chiffre renseignant sa famille. En effet, cela
n’est pas nécessaire car ce même numéro de symboles n’est pas utilisé dans les autres
familles. Par exemple, pour le code 2.11 ( compteur d’eau). Il n’existe pas d’autre code
X.11 dans la table, il est donc possible d’éviter à l’opérateur de saisir les touches 2 et ‘.’.
Toutes ces petites imperfections nous ont conduit à définir une troisième table de codes.
Les objectifs imposent que seuls les plaques et les coffrets doivent être ventilés dans les
calques choisis depuis le terrain.
Nous avons fait le choix d’attribuer un numéro différent à chacun des coffrets, car cette
solution s’est révélée la plus simple.
Tous les symboles relevés par un point et ne pouvant appartenir qu’à une seule famille ne
sont codés que par un ou deux chiffres.
Géocodification 45
Les symboles levés par 2 ou 3 points :
Lorsqu’un symbole est levé par deux ou trois points, mais qu’il ne peut appartenir qu’à
une seule famille, son code est composé pour ses deux derniers chiffres, du numéro de
symbole, précédés de ‘2. ’ou ‘3.
Quelle que soit la façon dont l’un de ces symboles est levé, celui-ci conserve le même
numéro. (Exemple : les codes 2.40, 3.40 sont entrées pour lever un coffret sur 2 ou 3
points).
Pour les plaques pleines carrées, rondes ou rectangulaires, j’ai conservé le système de
codification de la table précédente, c'est à dire que les trois dizaines, 70, 80 et 90 sont
utilisées pour les plaques levées par 1, 2 , 3 points, et que ces dizaines sont précédées
du numéro de famille et d’un point, pour permettre leurs ventilations dans les bons
calques.
Les numéros de symboles sont désormais répartis sur la plage de numéros allant de 1 à
99.
La liste des lignes a été réduite à nouveau, passant de la plage ‘60 à 999’à la suivante
‘100 à 999’. Cette transformation a réduit la liste des lignes à 80 éléments.
Cette réduction du nombre de lignes, par rapport au choix initial, s’est faite en
concertation avec les futurs utilisateurs. Nous avons décidé d’ôter les lignes intitulées
« divers ».
Elles avaient été créées au cas où, pour un travail particulier, un type de ligne ne
proposerait pas assez de codes. Notre choix s’est tourné vers elles puisque de toutes
façons, lors du levé terrain, le chef de brigade aurait dû noter quel est le type de ligne
relevé. Maintenant, dans un cas similaire, il utilisera un autre type de ligne, non utilisé sur
le chantier, et notera de la même façon, la nouvelle attribution.
Cette modification ne porte donc pas préjudice à nos attentes. Elle nous permet d’obtenir
une liste de 80 codes de lignes tout en répondant encore à tous les objectifs.
Géocodification 46
2.5 Création de la table de code
La liste des numéros de codes de chaque élément est maintenant établie. Avant de
pouvoir la tester, il faut créer la table de code dans Covadis.
Une table de code est un fichier texte (ASCII) à l’extension ‘cod’ dont le format de
données est propre à Covadis. Il contient l’ensemble des codes et leurs paramétrages.
Pour permettre de gérer une table de code, un éditeur est intégré à Covadis, il est
accessible par Cov_Calcul – Table de Code.
Pour les besoins des dessinateurs, les points topographiques, les symboles et les lignes
sont paramétrés pour être insérés dans le dessin avec l’altitude Z=0.00m.
Nous avons vu dans le chapitre consacré aux symboles, que leurs représentations
graphiques varient selon les échelles des reports. Il est donc impératif que différentes
tables de code soient créées pour chacune des échelles de travail.
Covadis impose que chaque fichier de définition soit dans le répertoire de l’échelle
correspondant, puisque la table ne gère pas la structure et l’arborescence des répertoires
des ordinateurs.
Géocodification 47
2.6 Compatibilité du carnet de terrain avec les autres logiciels du cabinet
Avant l’achat de Covadis, l’entreprise utilisait deux logiciels de calcul, Topo et Autocode.
Avec la création de la nouvelle géocodification, le logiciel Topo est toujours utilisé pour
des chantiers particuliers. Autocode est progressivement abandonné le temps de former
chaque dessinateur à Covadis.
Le logiciel nommé Topo est encore utilisé sur quelques postes de travail. Le passage à la
nouvelle codification a impliqué que les carnets de terrain n’aient plus tout à fait la même
structure.
A sa création, Topo a été paramétré pour ne travailler et ne traiter que 4 codes, 3 dits de
‘terrain’ (20, 31 et 50), ainsi que le code 48 qui est lu mais interprété comme un
commentaire.
Il était alors nécessaire que Topo puisse lire un carnet de terrain créé avec la nouvelle
codification, tout en sachant que les symboles et les lignes ne peuvent pas être gérés par
ce logiciel.
Dans la répartition des codes de la nouvelle table, tous ceux dits de ‘terrain’ont donc été
conservés, mais les autres codes perturbaient le traitement du carnet de terrain.
J’ai donc créé un programme avec le logiciel Visual Basic et fonctionnant sous Word. Il
transforme le fichier ‘gsi’. Les lignes du carnet contenant soit des codes des lignes, soit
des symboles, sont modifiés de manière à ce que le code 48 précède. Ce dernier est
alors inscrit en tant qu’information. (Exemple : 00000036 ? 00000048 00000036).
Le traitement d’un carnet de terrain est très rapide, et permet ensuite au logiciel Topo
d’interpréter celui-ci sans problème.
En effet, cet outil de travail est encore méconnu par de nombreux géomètres, et comme
toute chose nouvelle, il peut être mal perçu. C’est pourquoi, il est primordial d’instaurer un
dialogue soutenu qui permet au développeur de répondre à toutes les appréhensions.
Ensuite, tout au long des phases de recherche ou de développement, il faut être vigilant à
bien conserver un échange. Je m’y suis particulièrement attaché avec plusieurs objectifs :
• Expliquer aux futurs utilisateurs, parmi les différentes possibilités de lever un symbole
ou une ligne, la méthodes retenue.
• Ces échanges sont bénéfiques car ils apportent autant d’éléments utiles au
développeur, qu’au futur utilisateur. Ceci s’est surtout confirmé dans mon cas pour la
phase de numérotation des codes. En effet, cette étape étant particulièrement
fastidieuse, le dialogue a permis de faire prendre conscience aux futurs utilisateurs de
sa complexité, compte tenu des éléments à considérer.
• Arriver ensemble à un système cohérent, le plus simple possible d’utilisation, et
répondant à tous les objectifs.
Géocodification 48
3. Formation, validation de la géocodification
3.1. Formation
Cette formation a donc débuté dans un premier temps, avec l’équipe qui ne travaille que
sur le terrain ainsi qu’avec le technicien qui traite leurs données.
Compte tenu du grand nombre de codes d’une telle codification, la prise en main de ce
nouvel outil doit se dérouler progressivement. Pour cela, les équipes de terrain doivent
tout d’abord débuter leur apprentissage par une formation sur la codification symbolique.
Ensuite, lorsque cette dernière sera bien appréhendée, la codification linéaire pourra alors
être envisagée.
Elle a démarré début avril par un chantier de rétrocession de voirie. Ce type de dossier
convient parfaitement à une première approche avec la nouvelle codification car c’est sur
des chantiers de levés de voirie, que le nombre de symboles est le plus important.
La durée de la formation sur les symboles doit être proportionnelle au nombre de types de
codes différents utilisés. En effet, dans nos cas, de nombreux symboles présentent des
méthodes de levé particulières (cf. pilier, plaques, panneaux, etc.). La formation est donc
plus étoffée que pour une codification symbolique, sans dimensionnement, ni orientation.
Tant que l’équipe terrain ne s’est pas familiarisée avec la géocodification symbolique, il
n’est pas judicieux de débuter la formation sur la codification linéaire.
Géocodification 49
Pour débuter, il est conseillé de relever les lignes les plus simples, telles que les clôtures
et les bordures, sans se soucier de tous les paramètres optionnels (épaisseurs, amorce,
etc.).
Les commandes de ligne (segment rectiligne, courbe, arc) nécessitent une attention toute
particulière.
Lorsque toutes les lignes simples sont parfaitement codées, les éléments linéaires plus
complexes, tels que les murs ou les talus, peuvent être présentés.
Dans ce cas les notions d’épaisseur de lignes et de côtés de dessin (à gauche ou à droite
de la ligne levée) sont alors appréhendées.
Pour compléter la formation des équipes, sur les lignes, dispensée sur le terrain, j’ai créé
une fiche sur laquelle sont récapitulés les renseignements les plus importants (cf. annexe
12).
3.1.1.3 Croquis
Après chaque journée de formation, le carnet de terrain doit être calculé et traité afin que
l’équipe puisse analyser l’interprétation des codes enregistrés.
Le report brut du fichier de terrain constitue un support pour une analyse critique des
méthodes employées lors du géocodage. Il permet également de juger le bénéfice
qu’apporte ce dernier en matière d’automatisation des levés.
Géocodification 50
Tout au long de la formation, mon rôle consistait notamment à :
- Expliquer toutes les méthodes de levé, gérées par la codification mise en œ uvre,
- Répondre à leurs interrogations.
J’ai élaboré un manuel explicatif de toutes les méthodes permettant de lever les symboles
et les lignes. (cf. annexe 13).
Ce guide pratique n’est pas un manuel de terrain, il a été créé dans le but de permettre à
une personne qui ne connaît pas cette géocodification, de pouvoir, après sa lecture
géocoder un relevé topographique.
Il reprend, parmi le fascicule intitulé, les pages relatives aux fonctions utilisées. Dans
notre cas, celles-ci ont été, par ailleurs, modifiées pour personnaliser les exemples.
Une formation sur Covadis, pour les collaborateurs de l’entreprise est programmée à une
date ultérieure à mon stage. Dans l’optique de mettre en application la géocodification, la
direction du cabinet m’a demandé de former les techniciens afin qu’ils puissent calculer
des carnets de terrain provenant d’un levé géocodé, de générer le dessin des lignes et
des symboles. Le traitement complet du dessin devant ensuite être assuré sous
AutoCAD®-Map V.14.
La formation du personnel de bureau a débuté après les phases de tests car pendant
cette période, j’ai traité moi-même les dessins afin de vérifier les représentations de tous
les éléments codés.
Dans un premier temps, nous avons étudié l’ensemble des outils du module de calculs
topométriques.
Il est crucial que la table de codes ait été étudiée en détail par les dessinateurs pour
plusieurs raisons :
- Ils doivent être capables de créer, modifier des codes si besoin.
- Ils doivent être capables de détecter et corriger les erreurs de codes du carnet de
terrain.
- Ils doivent être capables d’interpréter la signification des éventuelles erreurs décrites,
lors de la génération du dessin.
Par ailleurs, toute la structure de la géocodification doit être décrite, (la table de codes, les
fichiers de définition des symboles, les fichiers de paramétrages de lecture du carnet de
terrain etc.).
Géocodification 51
Pour compléter la formation, j’ai élaboré un petit fascicule regroupant des informations
nécessaires aux dessinateurs telles que :
- les listes des symboles, des lignes et des blocs usités pour la représentation des
plans,
- la procédure qui permet de lire sous AutoCAD®-Map V14, un levé géocodé traité sous
Covadis.
Afin de tester la cohérence des types de codes attribués aux symboles, je procédais
régulièrement à des mini-tests, en créant un fichier de points en coordonnées, auxquels
j’attribuais les codes faisant l’objet des tests.
Lorsque l’ensemble des lignes et des symboles a été testé de cette manière, un premier
essai en situation réelle a été programmé.
Il consistait à relever un lotissement de 2 ha 30 dans le but de précéder à une
rétrocession de voirie.
3.2.1.1 Déroulement
Ce chantier convenait bien à une phase de tests puisque nous avons rencontré de
nombreux symboles définis dans la liste. Toutes les méthodes de levés des plaques ont
été utilisées.
Le travail devait se dérouler sur deux jours. Dans un premier temps, j’ai commencé le
travail seul avec un appareil télécommandé, et la codification testée était le projet n° 2.
Tout au long de cette journée de test, je me suis rendu compte, que le fait de coder les
lignes sur 4 chiffres est source à de nombreux problèmes (mémorisation des numéros de
ligne en cours d’utilisation, mauvaise compréhension du numéro par l’opérateur à cause
des bruits parasites, etc..)
3.2.1.2 Bilan
A la fin de cette journée, il a été décidé de rechercher une solution pour réduire le nombre
de chiffres des codes de lignes.
Géocodification 52
3.2.2 Deuxième phase de tests
3.2.2.1 Déroulement
Ce nouveau choix de numéros de codes a fait à nouveau l’objet de tests. Cette fois ci, le
travail a été mené en même temps que la première journée de formation de l’équipe
terrain.
3.2.2.2 Bilan
L’équipe de terrain et moi-même, avons fait le bilan de notre travail : nous avons pu tirer
quelques conclusions de ce levé géocodé.
1- Le choix des préfixes ‘1.’, ‘2.’et ‘3.’devant les numéros d’utilisation de symboles
est un moyen aisé de spécifier le choix de lever par 1, 2 ou 3 points.
3- La plus grosse difficulté consistait à mémoriser le fait que pour les plaques, les
préfixes 2. , 3. etc. ne renseignaient pas du nombre de points pour lever la plaque,
mais de la famille de celle-ci.
Ceci se traduit par la confusion entre les codes 80 et 2.70 ou, 90 et 3.70.
Cette phase de tests a mis en évidence que le type de code attribué à l’avaloir ne
correspondait pas à la méthode habituellement utilisée par les équipes.
Le symbole de la plaque avaloir carrée a alors été modifié tel qu’il a été décrit dans le
chapitre « Plaques orientées et/ou à dimensions variables ».
Ce deuxième test s’est donc révélé très encourageant, et n’a pas mis en évidence de
disfonctionnement du projet de codification numéro 3 mis en place.
3.2.3.1 Déroulement
Géocodification 53
Le bilan du deuxième essai étant positif, j’ai décidé de tester cette géocodification sur un
autre chantier. Un parc municipal d’environ 4ha. contenant de nombreux bosquets,
symboles, allées.
Ce travail a été mené avec la même équipe. Il s’est déroulé sur 5 jours et nous a permis
de tester la quasi-totalité des lignes, les paramètres, les fonctionnalités.
Sur ce type de gros chantiers, de nombreuses lignes sont ouvertes et laissées en attente
pour être reprises depuis une autre station. Au départ, nous ne notions pas les numéros
de celles-ci, et nous nous sommes vite rendu compte que la difficulté majeure consistait
alors à les mémoriser.
Le parc étant très vaste, nous avons été amenés à implanter de nombreuses stations.
Ne dessinant plus qu’un croquis simplifié, nous avons éprouvé des difficultés pour
connaître quels avaient été les éléments déjà levés, dans des zones visibles depuis
plusieurs stations. Ce problème n’existait pas lorsqu’un croquis était dessiné.
Géocodification 54
3.2.4 Conclusion sur ces trois phases de tests
- La méthode de travail
Il est impératif que pour les grands relevés, une méthode soit adoptée pour signaler sur
les zones de recouvrement des stations, quels sont les objets déjà levés ou non.
Il est apparu au cours du levé que l’équipe n’employait pas les fonctions intégrées à
l’appareil de création de points cachés par excentrement, par prolongement ou par
orthogonalité. Ceci se traduit par le fait que ces équipes mesurent par des cotes, les
points cachés, et qu’elles sont obligées de faire un croquis. Le dessinateur qui reprend
ensuite le dessin est contraint de construire ces points.
- Les symboles
Les deux derniers tests n’ont pas décelé de symboles dont le code associé est mal
adapté.
Tous les objets rencontrés ont pu être codés et donc représentés par un symbole.
- Les lignes
Les représentations des lignes, murs, clôtures ou autres éléments linéaires, aussi bien en
ligne droite qu’en courbe (sauf pour les talus), correspond à celle habituellement utilisée
au sein du cabinet.
De manière générale, tous les éléments géocodés sont ventilés dans les calques relatifs
à la famille de chacun.
Les équipes se sont très bien adaptées à la codification. Les codes les plus fréquents ont
été aisément mémorisés. Il n’y a eu aucune erreur de procédure lors de l’enregistrement
des données par l’opérateur. J’ai décelé quelques erreurs de code. Celles-ci étaient dues
à des confusions entre les numéros des lignes ouvertes.
Nous avons donc considéré que celle-ci est opérationnelle, et que nous pouvons l’utiliser
sans appréhension en production.
Géocodification 55
3.3 Recensement des changements de procédure
3.3.1.1 Le croquis
Cependant, je recommande tout de même d’en dessiner un pour les cas suivants :
- Les petites zones de détails où le dessinateur peut avoir des doutes, doivent être
reproduites.
- Certaines masses relevées doivent être dessinées sommairement afin d’y spécifier
des annotations particulières telles que les natures de sols, les nombres d’étages des
bâtiments, etc.
- Les grandes masses qui sont levées depuis plusieurs stations, sont dessinées
progressivement, au fur et à mesure qu’elles sont levées. Ainsi, un contour non
terminé pourra être détecté à partir du croquis.
Ce nouveau type de croquis change radicalement de celui dessiné jusque là. Il est
devenu un outil complémentaire à la codification.
Lors de la génération des dessins bruts géocodés, les lignes de bâtiments ou de murs
peuvent être interrompus à cause de points cachés rattachés par des cotes mesurées au
mètre. Lorsque les levés ne sont pas géocodés, cela ne pose aucun problème puisque le
dessinateur construit lui-même ces entités linéaires.
La géocodification impose que tous les décrochements soient relevés par des points, et
codés car dans le cas contraire, elle ne serait pas exploitée à son maximum.
Géocodification 56
la plaque carrée(E), et enfin les points F et H en mesurant les distances FG et GH. C’est
le cas où la distance GH n’est pas trop importante, sinon, un point serait relevé sur le
segment GH en mesurant les distances entre ce point et le G et FG.
Figure 26
Avec le levé géocodé, le point caché numéro G doit impérativement être enregistré et
codé. Pour ce faire, hormis la solution qui consiste à faire une station supplémentaire si la
distance FG est trop importante pour que le point G soit relevé par excentrement, il existe
deux autres méthodes qui utilisent les fonctions préprogrammées intégrées dans les
appareils de terrain utilisés par l’entreprise :
- Méthode 1 : « Point excentré » ou
- Méthode 2 : « Point ortho ou points prolongés ».
La deuxième méthode est de loin la plus contraignante (cf. figure 27), car la fonction de
l’appareil calcule le point caché à partir des deux derniers points enregistrés. Cela
implique que les points du dessin nommés A et B soient enregistrés successivement, le
point C est ensuite calculé en entrant la distance et le côté du décalage.
Cette méthode est plus précise que la seconde parce que le point est déterminé par le
calcul.
Géocodification 57
La procédure du levé est décrite par la figure ci-après.
Figure 27
Après avoir expliqué aux équipes terrains, les avantages et les inconvénients de chacune
des deux méthodes présentées ci-dessus, je les ai invités à les utiliser de façon adéquate
sans en privilégier plus l’une que l’autre puisque le choix le plus judicieux, pour allier
précision et rapidité de levé, est à faire suivant les configurations des terrains.
Après traitement des codes, le dessin est partiellement déjà réalisé. Les dessinateurs
doivent alors :
- Rechercher des anomalies éventuelles (lignes ou symboles mal dessinés, altitudes
douteuses, etc.). Ce travail n’existait pas auparavant. Il pose des difficultés au
dessinateur car il est délicat, sur de grands plans, de savoir quelles sont les zones
qu’il a déjà traitées.
Géocodification 58
Conclusion
Aussi, par l’achat du logiciel Covadis, la tâche qui m’a été confiée, consistait à
développer, mettre en application une codification générale, s’inscrivant dans la
continuité d’une codification ponctuelle existante.
Ce travail n’a pu être réalisé qu’en procédant à des études pointues de tous les éléments
figurants sur les plans de la société, mais aussi des outils informatiques qui sont et qui
vont encore être employées, après la création de la nouvelle géocodification.
Ces études ont permis de définir tous les éléments qu’il est nécessaire d’inclure dans la
codification, ainsi que la représentation de chacun. Ce n’est qu’à la suite de ces
recherches que la liste des objectifs a été arrêtée.
Toutes les études réalisées ont été menées en étroite collaboration avec les futurs
utilisateurs, les gérants de l’entreprise. Au cours de la phase de conception de la
codification, quelques objectifs d’ordre technique ont été adaptés, car le logiciel Covadis
ne propose pas encore le développement répondant à des demandes particulières.
La plage de numéros, mêlant les codes de terrains et de symboles, contient encore des
codes libres ce qui assure l’évolutivité de la codification.
La phase de validation a mis en évidence que tous les objectifs redéfinis ont pu être
atteints.
Concernant le développement des lignes, tous les travaux effectués jusqu’alors n’ont pas
fait apparaître d’incohérence dans l’attribution des plages de numéros. Cette liste reste
beaucoup plus figée que celle des symboles puisqu’elle occupe tous les numéros compris
entre 100 et 999. C’est le choix qui a été retenu pour éviter de coder les lignes sur quatre
chiffres. La liste créée est aujourd’hui exhaustive, mais si le besoin s’en fait sentir, de
nouvelles lignes supplémentaires pourront être déclarées dans la plage des milliers. Dans
ce cas, la codification aura toujours l’avantage d’avoir la majorité de ses codes entre 1 et
999.
La convivialité de la table de codes s’est ressentie dès les premiers jours d’apprentissage.
En effet, l’équipe de terrain s’est très vite adaptée à la numérotation des codes et
notamment à celle de plaques qui est la partie la plus délicate.
Géocodification 59
Aujourd’hui, la phase d’adaptation de l’équipe formée à la nouvelle géocodification n’est
pas encore achevée. Cet outil n’est pas utilisé de manière intensive en raison de la
diversité des travaux à réaliser.
Cependant, dans la gestion d’une entreprise tel qu’un cabinet de Géomètre-Expert, il est
important d’appréhender le gain de productivité qu’apporte un nouvel outil.
A partir des quelques chantiers réalisés, il n’est pas évident d’évaluer le bénéfice
qu’apporte l’utilisation de cette nouvelle géocodification à propos des travaux de saisies
des données sur le terrain. J’estime toutefois, après comparaison des chantiers similaires
traités de manières traditionnelles, que l’on peut s’attendre à un gain de 5 à 15 %.
• La nature du relevé
• Le nombre de codes de la table
• Les possibilités de codage offertes par la codification
• La facilité de mémorisation des codes
• La convivialité de la numérotation
• L’échelle du report
• La qualité du rendu graphique escompté
La nouvelle géocodification développée avec le logiciel Covadis répond donc à tous les
objectifs fixés, tant au niveau de la recherche d’un gain de productivité, que sur le plan
convivial.
Aujourd’hui, quatre collaborateurs sont formés sur ce nouvel outil (une équipe terrain et
deux techniciens de bureau). Prochainement, l’ensemble du personnel bénéficiera d’une
formation afin de généraliser l’utilisation de la nouvelle géocodification à toute l’entreprise.
Géocodification 60
Bibliographie
Géocodification 61
La géocodification est un outil personnalisé permettant d’optimiser la productivité de
travaux topographiques en automatisant la création d’un plan topographique à partir d’une
codification des points levés sur le terrain.
L’entreprise d’accueil de mon stage de fin d’étude était munie d’une codification
symbolique simple. Mon rôle consistait à intégrer cette codification, au mieux, tout en
l’améliorant, au sein d’une nouvelle, plus complète, et en automatisant au maximum la
représentation des symboles et des lignes.
Pour ce faire, une étude approfondie de nombreux paramètres était cruciale. Elle devait
être étayée par un dialogue soutenu entre les futurs utilisateurs et le développeur, pour
définir tous les objectifs d’un tel travail. Toutes les recherches devaient déboucher sur la
création d’une table de codes qui a dû ensuite être validée.
La formation des futurs utilisateurs à ce nouvel outil fut une phase très importante, car la
géocodification implique que certaines méthodes de travail soient modifiées sans pour
autant les révolutionner.
The host company within which I carried out my Final Year Project Work was provided
with a simple symbolic codification. My task consisted of integrating this codification to a
new one more complete, that could automate to a maximum symbol and a line
representation.
Another important phase was to train prospective users to use this new tool, since
geocodification requires that some methods of work be modified, yet without drastically
changing everything.
Géocodification 62